la fédération nationale des auto-entrepreneurs

La FNAE, c'est quoi?

Toutes les informations que vous devez connaitre sur la FNAE.

Depuis 2009, les auto-entrepreneurs ont leur propre syndicat : la fédération nationale des auto-entrepreneurs (FNAE). Depuis qu’il existe, le statut de micro-entrepreneur ne cesse d’attirer les Français : en 2019, ce sont 815 257 entreprises qui ont été créées, dont 386 326 auto-entreprises. Mais devenir auto-entrepreneur n’est pas toujours facile et certains ont besoin d’accompagnement pour se former, s’installer et s’organiser. Aussi, si le régime connait un grand succès, il a besoin d’être défendu afin de prospérer et progresser. C’est pour répondre à tous ces besoins que la FNAE a vu le jour. Découvrons ce qu’est cette union des auto-entrepreneurs, ses missions, ses combats, ses outils de communication et comment faire pour y adhérer.

Qu’est-ce que la fédération nationale des auto-entrepreneurs ?

La Fédération Nationale des Auto Entrepreneur (FNAE) est un organisme qui a vu le jour en 2009. Ses mots d’ordre sont « Défense et accompagnement de l’auto-entrepreneur ». Elle a deux rôles principaux : elle représente les auto-entrepreneurs vis-à-vis des pouvoirs publics et politiques, mais, de plus, elle est l’interlocuteur quotidien qui les guide grâce à un accompagnement personnalisé. Forte d’une grande représentativité au niveau nationale, l’association compte aujourd’hui plus de 80 000 membres. Elle est, de ce fait, considérée comme un véritable syndicat des auto-entrepreneurs.

Pour aider les jeunes indépendants qui se lancent dans l’aventure de l’auto-entrepreneuriat, la fédération agit sur plusieurs points : mise en place d’un accompagnement théorique et technique, action de défense politique, création et rédaction de documents riches en informations, développement d’enquêtes ainsi que d’études et bien d’autres.

Ses principaux axes d’intervention

La fédération nationale des auto-entrepreneurs (FNAE) organise ses actions sur trois grands axes :

  • Elle fait entendre la voix des auto-entrepreneurs auprès des médias de communication, des pouvoirs publics et politiques. Elle joue donc le rôle de porte-parole dans le but d’analyser, de mettre en avant, de défendre et de faire évoluer le régime et le statut des auto-entrepreneurs.
  • Elle soutient ses adhérents (protection juridique, équipement, assurance, etc.), les accompagne, les informe et les conseille dans leur création et leur développement d’entreprise.
  • Elle est un organisme de formation qui forme les jeunes auto-entrepreneurs en leur apportant une expertise pédagogique forte.

Ses missions

  • Aide à la création de l’auto-entreprise et l’accompagnement à l’installation.
  • Porte-parole, observateur, preneur de position et leader d’opinion.
  • Diagnostic concret sur le terrain.
  • Accompagnement personnel et personnalisé.
  • Favorise les rencontres et le partage entre auto-entrepreneurs sur un modèle collaboratif, ouvert et participatif.
  • Information, documentation et formation pour le développement de l’activité et du régime.
  • Représentation des membres de la fédération auprès des pouvoirs publics et politiques, auprès des clients et des différents organismes (SSI, URSSAF, etc.) .
  • Réflexion sur les avantages, les inconvénients, les opportunités et les contraintes de l’auto-entrepreneuriat.
  • Promotion des nouveaux auto-entrepreneurs et de l’auto-entrepreneuriat.

À noter que la fédération nationale des auto entrepreneurs (FNAE) accomplit ses missions sans recevoir aucune subvention. Ses ressources proviennent uniquement des adhérents.

Ses actions depuis 2009

En plus d’avoir conseillé un nombre infini d’auto-entrepreneurs, d’avoir organisé des événements et participé à des groupes de réflexion et de discussion déterminants pour l’avenir du statut et du régime, la fédération a mené de nombreux combats :

  • L’exonération de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) la première année d’activité.
  • Le rejet de l’amendement qui obligeait les auto-entrepreneur à tenir une comptabilité obligatoire.
  • La défense du régime contre la loi Pinel.
  • Le maintien des taux de cotisations.
  • L’évolution de la protection sociale.

Comment accéder au contenu créé par la fédération nationale des auto-entrepreneurs ?

Pour faire entendre la voix des auto-entrepreneurs et assurer ses missions, la fédération nationale des auto entrepreneurs (FNAE) communique beaucoup, crée de nombreux documents et des dossiers complets d’aide et d’accompagnement qu’elle publie via plusieurs médias.

Le site web

L’organisation a créé un site web qu’elle anime et alimente très régulièrement. La plateforme est remplie de conseils, d’actualités et d’informations diverses, disponibles sous forme de guide et de livre électronique pour répondre aux nombreuses questions que se pose l’auto-entrepreneur. Le site aborde des sujets très variés, mais toujours d’actualités : politique, économie, évolutions ou modifications réglementaires et législatives qui peuvent impacter les auto-entrepreneurs. La fédération partage aussi sur son site des études, des enquêtes et des diagnostiques menées sur la création d’auto-entreprise, les tendances actuelles sur les travailleurs indépendants et Freelancer, des données graphiques, etc.

Via le site web officiel de la fédération nationale des auto-entrepreneurs, le visiteur peut également adhérer à l’association en choisissant parmi 3 types d’adhésion différents. Il peut faire une demande de rendez-vous individuel de 15 minutes ou d’une heure pour un accompagnement plus personnalisé. Enfin, l’auto-entrepreneur peut trouver sur la page web de nombreuses informations et actualités sur les formations que proposent l’organisme et réaliser son inscription à celle qui l’intéresse.

Les réseaux sociaux

La fédération nationale des auto entrepreneurs est présente et très active sur différents réseaux sociaux. Les adhérents ont ainsi la possibilité de communiquer et d’interagir quotidiennement et directement avec l’organisme.

  • Facebook : la page officielle Facebook compte à l’heure actuelle plus de 74 000 abonnés. La fédération publie de nombreuses vidéos en rapport avec l’actualité politique, économique et sociale, mais elle mène aussi des enquêtes et organise des débats et discussions. C’est une page de partage et d’interaction entre l’équipe de la fédération et ses abonnés.
  • Twitter : tout le contenu posté sur la page Facebook officielle est dupliqué sur le compte Twitter de la fédération nationale des auto-entrepreneurs.
  • LinkedIn : pour les auto-entrepreneurs ouverts sur l’international, la fédération dispose d’un profil professionnel sur LinkedIn.
  • Viadeo : l’association est également présente sur le réseau social professionnel et français où elle donne la possibilité aux auto-entrepreneurs de présenter leurs produits, leurs services ou leur entreprise.

Comment adhérer à la fédération nationale des auto entrepreneur ?

La fédération nationale des auto entrepreneurs (FNAE) propose plusieurs types d’adhésion, disponibles directement sur le site officiel de l’organisme. Chaque type donne accès à plusieurs avantages :

  • L’adhésion sympathisant : l’auto-entrepreneur qui choisit cette adhésion affiche gratuitement son soutien à l’association.
  • L’adhésion Pro : en adhérant à cette option, l’auto-entrepreneur peut profiter d’un grand nombre d’avantages. Il a accès à un comité d’entreprise, à un pack complet de dossiers et de documents abordant des thèmes comme la gestion de la TVA ou le passage au régime réel. Il a aussi la possibilité de profiter de tarifs intéressants et privilégiés en cas de situation exceptionnelle (recouvrement par exemple) sur sefairepayer.com et il apparaît sur l’annuaire mon-presta.fr. Enfin, il peut utiliser l’assistance juridique personnelle et professionnelle pour poser des questions fiscales, sociales, administratives ou patrimoniales. L’adhésion Pro a un coût de 59 €.
  • L’adhésion Premium : l’auto-entrepreneur a, en plus de l’accès à tout le contenu et les avantages de l’adhésion Pro, une garantie protection juridique qui lui permet d’obtenir de l’aide en cas de litige ou de procédure de justice (à ne pas confondre avec la responsabilité civile) : litige avec l’URSSAF, Pôle Emploi ou l’Assurance maladie, des conflits avec un de ses clients, un fournisseur, un sous-traitant ou un prestataire.

Les questions les plus fréquentes

Pour l’accompagner dans sa création et son développement d’entreprise, l’auto-entrepreneur a plusieurs outils à portée de main, dont certains sites institutionnels ou d’informations. Parmi les plus connus on retrouve :

  • www.lautoentrepreneur.fr, le site officiel des auto-entrepreneur.
  • www.federation-auto-entrepreneur.fr, le site de défense des auto-entrepreneurs.
  • www.urssaf.fr, le site officiel de l’URSSAF pour en savoir plus sur les cotisations et la déclaration d’embauche.

Lorsque le micro-entrepreneur paye ses cotisations sociales, un pourcentage est reversé à la Contribution pour la Formation Professionnelle (CFP). Le montant de la contribution est calculé proportionnellement au chiffre d’affaires réalisé et en fonction de la nature de l’activité. Ainsi, les professions libérales non réglementées et les commerçants versent 0,10 % de leur chiffre d’affaires, les artisans 0,30 % et les professions libérales réglementées 0,20 %. De ce fait, l’auto-entrepreneur a droit à la formation professionnelle. Il y a en revanche une condition à laquelle l’auto-entrepreneur doit répondre pour faire une demande de financement de formation professionnelle : son chiffre d’affaires ne doit pas être nul pour les 12 derniers mois qui précèdent la demande.

Pour l’aider à installer et développer son activité, l’auto entrepreneur peut avoir recours à plusieurs aides. Cela peut être des subventions financières :

  • L’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACRE), le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE).
  • Des allocations : l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), le revenu de solidarité active (RSA) ou la prime d’activité.
  • Des prêts : le microcrédit ou le prêt d’honneur.
  • Des organismes d’aides et d’accompagnement : l’URSSAF, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA), la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), la fédération nationale des auto-entrepreneurs.
  • Une aide à la formation professionnelle.