les différents frais d'une auto entreprise.

Quels sont les frais d'un auto entrepreneur?

Voici les différents frais incontournables pour la bonne gestion de votre auto entreprise.

Avez-vous prévu une reconversion professionnelle dans l’autoentrepreneuriat ? Outre votre domaine de spécialisation et l’idée de votre activité professionnelle, des choses importantes sont à savoir pour réussir à devenir autoentrepreneur. Parmi celles-ci, l’une des plus importantes est sûrement les frais autoentrepreneur. Au total, il faut compter 5 frais essentiels qui s’appliquent aux autoentreprises. Vous retrouverez dans cet article tous les frais auto entrepreneur ainsi qu’une description détaillée de chacun d’entre eux.

Les frais d'inscription et de déclaration

Saviez-vous que l’inscription en tant qu’autoentrepreneur est gratuite en théorie ? En effet, si vous déposez votre dossier en ligne auprès des Centres de Formalités des Entreprises (CFE), vous ne devriez pas payer un seul centime. Néanmoins, il arrive souvent que les autoentrepreneurs doivent payer leur inscription. En fait, les frais autoentrepreneur d’inscription dépendent surtout de la nature de votre activité professionnelle. Pour une activité commerciale, l’inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) est totalement gratuite. Par contre, si votre dossier est estimé incomplet, vous aurez un frais de rejet à payer, généralement d’un montant de 3 euros.

De même, si votre activité est commerciale, l’inscription en tant qu’autoentrepreneur est gratuite sur le papier. Cependant, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) réclame parfois des frais d’accompagnement pour la création de votre autoentreprise. Dans ce cas, les frais oscillent entre 50 euros et 150 euros.

Ensuite, si vous avez prévu de vous lancer dans une activité libérale et que vous déclarez votre autoentreprise auprès de l’URSSAF, l’inscription est totalement gratuite. Il n’y a aucuns frais autoentrepreneur caché. Enfin, si votre projet est de devenir agent commercial en tant qu’autoentrepreneur, il faut savoir que les frais d’inscription sont d’environ 27 euros. Vous devez vous inscrire auprès du Registre Spécial des Agents Commerciaux (RSAC).

Les frais de formation

Les frais de formation sont des frais auto entrepreneur qui sont calculés sur la base de votre chiffre d’affaires. Il s’agit de votre contribution à la formation professionnelle en tant qu’autoentrepreneur. Ces frais sont affichés dans les lignes supplémentaires à la fin de votre déclaration de chiffre d’affaires de l’autoentreprise. En cotisant pour la formation professionnelle, vous pouvez profiter de droits à la formation. Cela peut se révéler très intéressant pour le développement de vos compétences. En effet, vous pouvez demander la prise en charge partielle, voire même totale, de vos frais de formation en tant qu’autoentrepreneur.

Le compte bancaire

Le troisième frais autoentrepreneur que vous allez devoir payer en lançant votre activité professionnelle est le frais de l’ouverture du compte bancaire. L’une des obligations d’un autoentrepreneur est effectivement l’ouverture d’un compte bancaire. Ces frais ne sont pas forcément élevés, mais il ne faut tout de même pas oublier de les prendre en compte avec les charges auxquelles vous êtes redevable. De manière générale, les frais de compte bancaire varient entre 5 euros et 20 euros par mois. Sinon, il existe même des banques en ligne qui proposent aux autoentrepreneurs des comptes bancaires gratuits.

Les cotisations et charges

Les cotisations

Tout d’abord, il est important de préciser que toutes les entreprises sont soumises à la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Il s’agit donc de frais autoentrepreneur supplémentaires. D’ailleurs, vous n’avez pas à payer la CFE lors de la première année suivant la création de votre autoentreprise. Ensuite, si vous ne bénéficiez d’aucune exonération, la valeur de la CFE sera déterminée sur la base de la valeur locative du bâtiment ou du local que vous utilisez pour votre autoentreprise. Cependant, si vous travaillez à domicile, la cotisation sera déterminée à partir de votre chiffre d’affaires.

De plus, il est important de préciser que la CFE sera réduite de 50 % lors de la première année d’imposition, c’est-à-dire la deuxième année d’activité professionnelle. En fonction du domaine de spécialisation de votre autoentreprise, vous pouvez recevoir une exonération complète de la CFE. Par exemple, c’est le cas des artisans, des professeurs indépendants ou encore des exploitants VTC, ce qui signifie voiture de transport avec chauffeur.

Les autres charges liées à votre activité d’autoentrepreneur

D’autres frais autoentrepreneur s’appliquent lorsque vous démarrez votre activité professionnelle. Ils ne peuvent pas tous être listés dans cet article, car ils varient grandement en fonction de la nature de votre activité. Pour vous donner une idée, les assurances, les abonnements, les matières premières ou encore le matériel sont tout autant d’exemples de ces charges qui s’ajoutent aux autres frais auto entrepreneur. Il ne faut pas non plus oublier les frais de transport, d’eau, d’électricité et même de publicité si vous souhaitez mettre en avant votre autoentreprise.

L'imposition de l'autoentreprise

L’avantage d’être autoentrepreneur est que vous n’êtes pas soumis au même régime fiscal que les autres entreprises. En même temps, l’objectif est de rendre ce statut le plus simple possible pour encourager la création d’entreprises en France. Par contre, il faut aussi préciser que vous ne pouvez pas déduire les charges de votre chiffre d’affaires. Vous bénéficiez tout de même d’un abattement forfaitaire. Le taux de celui-ci varie en fonction du secteur d’activité de votre autoentreprise. Voici les taux d’abattement forfaitaire :

  • Activité commerciale : 71 % d’abattement forfaitaire.
  • Activité de prestation de service : 50 % d’abattement forfaitaire.
  • Activité libérale : 34 % d’abattement forfaitaire.

Enfin, en tant qu’autoentrepreneur, vous pouvez choisir entre le barème progressif de l’impôt sur le revenu et le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu.