Arnaques auto-entrepreneur, comment les éviter ?

Créez votre statut auto-entrepreneur en toute sérénité, et évitez les pièges au lancement de votre micro-entreprise.

Arnaques auto-entrepreneur, comment les éviter ?

 

Arnaques auto-entrepreneur : comment éviter les pièges ?

 

Il peut arriver de tomber dans des pièges lorsque l’on est auto-entrepreneur, d’autant plus dès lors qu’on démarre notre activité. Nous vous donnons des conseils pour éviter au mieux les arnaques lors de la création de votre entreprise. Les courriers trompeurs ou encore des e-mails au démarchage frauduleux peuvent vous atteindre. Découvrons ensemble les arnaques à éviter. 

 

Qu’est-ce que l’hameçonnage ou le phishing 

 

L’hameçonnage, également appelé le phishing, n’est rien d’autre que des arnaques sur internet. Vous allez recevoir un e-mail mentionnant des dysfonctionnements des principaux organismes, dont un auto-entrepreneur dépend. Ameli, la Sécurité sociale, l’URSSAF ou encore le RSI et le Trésor Public sont visés pour vous manipuler. Ces e-mails vous invitent le plus souvent à cliquer sur un lien qui vous amène sur, par exemple, le faux site de l’URSSAF. Il est parfaitement identique et de ce fait, les fraudeurs pourront récupérer vos données personnelles. Si vous émettez le moindre doute, n’hésitez pas à ouvrir une nouvelle fenêtre pour effectuer une nouvelle recherche de l’organisme dans votre navigateur. 

 

Si malheureusement vous avez déjà entré vos informations comme vos codes d’accès par exemple, il faut immédiatement les changer et contacter l’organisme (ex : URSSAF) pour vous faire orienter au mieux. Il est également conseillé de contacter votre banque pour prévenir de la fraude afin de pouvoir faire opposition sur la transaction s’il y a lieu. La transmission de données personnelles fait partie des principales fraudes que l’on peut subir en tant qu’auto-entrepreneur. 

 

Les demandes de paiement

 

Quoiqu’il arrive, vous n’avez rien à débourser tant que vous ne générez pas de chiffre d’affaires. Il suffit de déclarer « 0 € » de chiffre à l’URSSAF. Les démarches administratives payantes au nom des organismes officiels sont bien souvent des arnaques. Par ailleurs, les nouveaux indépendants n’ont aucunement besoin de payer des cotisations avant le premier mois ou le premier trimestre d’activité. Certains artisans peuvent néanmoins débourser une somme pour le stage de préparation à l’installation. Vous pouvez également vous faire accompagner dans vos démarches par des organismes privés. Ces derniers pourront vous aiguiller dès le lancement de votre activité. 

 

D’autre part, les démarches administratives se font désormais uniquement en ligne. Au lancement de votre activité, vous recevrez tout de même quelques courriers par voie postale. De la part de l’INSEE, il s’agira de votre courrier d’inscription SIRET; de la part de l’URSSAF, votre affiliation à l’assurance maladie. Il s’agit de courrier d’identification légale. Les autres papiers qui interviennent après que votre activité a été lancée devront alors vous mettre la puce à l’oreille. 

 

Comment reconnaître une arnaque ? 

 

Généralement, le ton employé est alarmant. Les fautes d’expression peuvent également être un indicateur de fraude. En effet, certains courriers ou e-mails d’arnaques peuvent être traduits depuis une autre langue. Plus généralement, si on vous demande de payer pour une formalité normalement gratuite comme pour recevoir votre code APE par exemple, il s’agit d’une fraude. D’autre part, les courriers officiels de l’URSSAF et de la SSI mentionnent systématiquement votre numéro de sécurité sociale. 

 

Bon à savoir : soyez vigilants face aux fraudes

Si les délais de paiement sont courts, il se peut qu’un fraudeur tente de vous usurper votre argent. Vérifiez les mentions légales souvent placées en bas de page, qui cachent parfois des offres commerciales déguisées.

 

Quels sont mes recours ?

 

Des cas de recours sont bien entendu à votre disposition. Ils vous permettent parfois de récupérer votre argent ou du moins d’informer les organismes pour éviter que d’autres auto-entrepreneurs tombent dans le piège. 

 

  • Si la fraude est importante, vous êtes en droit de porter plainte et de prendre un avocat. 
  • Vous pouvez contacter votre banque pour faire opposition au virement puis contacter la DDCCRF. Il s’agit de la Direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. 
  • Vous pourrez également tenter d’adresser un courrier à l’entreprise frauduleuse pour exiger un remboursement en vous appuyant sur les conditions générales de vente qui offrent parfois des délais de rétractation. 

 

L’auto-entreprise et l’arnaque peuvent malheureusement être de pair dans certains cas. De la taxe sur la valeur ajoutée à la fausse inscription au registre du commerce en passant par le faux dépôt légal, les fraudes ne manquent pas. Il convient de s’informer le plus possible avant de lancer son activité afin d’éviter les pièges et les arnaques des fraudeurs.

 

Si vous n’êtes pas certain après vous être informé, de nombreuses plateformes vous accompagnent dans vos démarches, pour que de l’inquiétude naisse la sérénité. La réussite de vos projets ne devrait pas être gâchée par des fraudes.