auto entrepreneur multiservice

Comment devenir auto entrepreneur multiservice?

Voici les étapes pour déclarer votre activité en tant qu'auto entrepreneur multiservice.

Vous avez certainement déjà eu envie d’avoir plusieurs activités professionnelles, que ce soit par plaisir, passion, nécessité financière ou pour développer une activité déjà en place. Ou vous connaissez peut-être quelqu’un qui exerce, en plus de son activité salariée, des extras ou des petits boulots. S’il est compliqué de dresser un portrait type de l’auto-entrepreneur multiservice, force est de constater que la pluriprofession a aujourd’hui le vent en poupe. La création du régime d’auto-entreprise ainsi que la grande flexibilité et l’allégement de la comptabilité qu’il offre aux travailleurs indépendants ont permis de démocratiser la pratique. Découvrez en quoi consiste précisément le statut d’auto-entrepreneur multiservice, les avantages, les différentes manières de conjuguer sa vie professionnelle et, enfin, comment faire pour s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur multiservice.

Qu’est-ce qu’un auto entrepreneur multiservice ?

L’auto-entrepreneur multiservice, qui est aussi appelé slasher, multientrepreneur ou encore pluriactif, est une personne qui exerce plusieurs activités, liées ou distinctes. Ainsi, vous pouvez être salarié ou travailler déjà en tant qu’auto-entrepreneur dans un secteur précis et choisir d’exercer un une deuxième profession : un professeur de français peut donner des cours de surf le week-end ou en saison. Vous pouvez ainsi faire de votre passion un second métier tout en conservant votre poste bien installé ou tout simplement décider de travailler plus pour compléter votre revenu, de manière permanente ou ponctuelle.

Le fait de cumuler deux professions n’est pas nouveau, mais connaît un grand succès ces dernières années. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette popularité : la facilité de le mettre en pratique grâce à la souplesse du statut d’auto-entrepreneur, l’envie de vivre plusieurs expériences professionnelles et ne plus travailler pour une seule et même entreprise ou dans le même secteur d’activité durant toute sa carrière, la rapidité à laquelle évolue le marché du travail (apparition et disparition des professions à une vitesse éclair), la hausse du chômage, la facilité d’accès aux formations en ligne, etc.

Pourquoi utilise-t-on le terme « slasher » ?

Un slash, c’est la petite barre oblique qui sépare deux termes et, dans ce cas précis, deux activités ou métiers. On parle donc de slasher pour une personne qui cumule deux activités professionnelles ou plus.

Les avantages de travailler en tant qu’auto-entrepreneur multiservice

Dans un premier temps, il est important de noter, que grâce à la facilité et la simplicité de créer votre auto-entreprise ou d’étendre votre activité déjà existante, devenir auto-entrepreneur multiservice est extrêmement rapide. Aussi, grâce à la souplesse de la comptabilité et aux cotisations sociales adaptées en tant qu’auto-entrepreneur multiservice, vous pourrez vous consacrer au maximum à développer vos activités professionnelles et au contact clientèle.

Autre avantage de devenir auto-entrepreneur multiservice : c’est évidemment le revenu supplémentaire que vous pouvez toucher, plus ou moins conséquent en fonction de l’activité et du temps que vous y consacrez. De plus, grâce à ce régime, vous êtes exonéré de TVA, ce qui signifie que vous facturez vos prestations et vos ventes hors taxes. Vous pouvez donc pratiquer des prix concurrentiels et très attractifs.

Enfin, vous pouvez choisir de vous lancer dans l’auto-entrepreneuriat multiservice pour le plaisir et la richesse professionnelle, pour vivre des expériences différentes dans des entreprises ou des secteurs distincts.

Comment cumuler plusieurs métiers ?

Comme mentionné précédemment, il existe plusieurs cas de figure qui vous permettront de devenir auto-entrepreneur multiservice. Il faudra tout d’abord identifier la nature des professions, savoir si elles sont liées ou pas, définir la principale (celle qui génère le plus de chiffre d’affaires) et ainsi connaître les seuils maximum de chiffre d’affaires à ne pas dépasser ainsi que les taux de cotisations sociales.

Être auto-entrepreneur multiservice et exercer deux activités liées

Tout d’abord, il est important de savoir que vous ne pouvez pas vous déclarer deux fois en tant qu’auto-entrepreneur. En revanche, lorsque vous vous immatriculez pour la première fois, ou plus tard si l’envie vous prend après plusieurs mois ou années de travail, vous avez la possibilité d’ajouter une activité au sein de la même auto-entreprise. Mais si les activités peuvent s’accumuler, les chiffres d’affaires, eux, ne s’additionnent pas.

Par exemple, une créatrice de bijoux qui vend ses productions sur son site de e-commerce ou sur les marchés, mais qui propose également de fabriquer des pièces à partir de matériaux que lui fournissent ses clients est à la fois commerçante et artisan. Ses cotisations seront alors calculées sur le chiffre d’affaires de l’activité principale, soit, dans ce cas précis, l’activité commerciale.

Être auto-entrepreneur multiservice et exercer deux activités distinctes

En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez également décider d’ajouter une activité qui n’est pas liée à votre profession principale. Ainsi, un professeur d’espagnol en libéral peut décider d’exercer le métier d’ébéniste pendant son temps libre. L’ébénisterie sera son activité secondaire et ses cotisations seront toujours calculées sur son chiffre d’affaires principal.

Mais rien ne vous empêche non plus d’exercer deux métiers distincts qui font en revanche partie du même secteur. Ainsi, un professeur d’espagnol en libéral peut aussi exercer de temps en temps en tant qu’ergothérapeute. Dans ce cas-là, vous devrez faire attention que les chiffres d’affaires de l’ensemble des activités ne dépassent pas les seuils fixés pour cette catégorie.

Être auto-entrepreneur et salarié

Nombre de salariés souhaitent exercer une activité en tant qu’auto-entrepreneur pour diverses raisons et vous êtes peut-être dans ce cas. Mais avant d’entamer les démarches administratives, nous vous conseillons de passer par deux étapes préalables :

  • Vous renseigner sur les clauses spécifiques présentes sur votre contrat de travail. En effet, en fonction du domaine d’activité dans lequel vous exercez, les possibilités de devenir auto-entrepreneur multiservice peuvent être plus ou moins réduites. Les agents de services publics ou les fonctionnaires, par exemple, sont soumis aux codes des établissements pour lesquels ils travaillent. Si, théoriquement, un travailleur du secteur public doit se consacrer exclusivement aux tâches et aux missions relatives au poste public qu’il occupe, le régime auto-entrepreneur lui est en revanche accessible. À noter aussi que les contrats de travail soumettent toujours les salariés à l’obligation de non-concurrence et de loyauté.
  • Informer votre ou vos supérieurs hiérarchiques de votre intention. Une fois que toutes les vérifications ont été effectuées et que vous êtes certain que votre poste est compatible avec une activité en auto-entrepreneur, il est de rigueur d’en faire part à ses supérieurs. Dans certains cas, cette étape est d’ailleurs obligatoire : les fonctionnaires doivent en effet obtenir l’aval de leur hiérarchie. Cette dernière doit tout d’abord s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une activité concurrentielle.

Après avoir franchi ces deux étapes, vous pouvez vous inscrire en tant qu’auto-entrepreneur. Il est tout de même important de garder à l’esprit que si, en tant que salarié, vous avez la possibilité d’exercer comme auto-entrepreneur, vous allez, de ce fait, cumuler les cotisations : le régime général et le régime des travailleurs non-salariés. En revanche, vos avantages en termes de protection sociale et vos droits de retraite ne sont pas étendus.

Enfin, si en tant que salarié vous vous retrouvez en arrêt maladie (congé maladie ou maternité), vous pouvez poursuivre votre activité d’auto-entrepreneur, dans la limite où celle-ci n’est pas préjudiciable à l’entreprise qui vous emploie.

À quel salaire prétendre en tant qu’auto-entrepreneur multiservice ?

Lorsqu’on parle d’auto-entreprise, on ne parle pas de salaire, mais de chiffre d’affaires. C’est donc l’argent que vous encaissez qui correspond à votre rémunération. En tant qu’auto-entrepreneur multiservice, comme tous les autres secteurs de l’auto-entreprise, vos chiffres d’affaires sont soumis à des plafonds qui varient en fonction des activités exercées. S’ils ne sont pas respectés, vous ne pouvez pas continuer à profiter des avantages du statut.

  • L’activité commerciale : un plafond de 176 200 € (dont 72 600 € sont réservés à l’activité secondaire libérale ou de prestation de service).
  • La prestation de services : 72 600 € (et un ajout de 103 600 € dédié à l’activité secondaire commerciale).
  • L’activité libérale : 72 600 € (et un ajout de 103 600 € uniquement dédié à l’activité commerciale secondaire).

Exemple concret dans le cas d’activités différentes

Notre professeur d’espagnol en libéral qui est aussi ébéniste sur son temps libre : sa profession principale fait partie des activités libérales et son activité secondaire, de l’artisanat. Le plafond de son chiffre d’affaires est donc fixé à 72 600 €. En effet, les activités sont différentes et non liées mais dépendent de la même catégorie : les chiffres d’affaires ne s’additionnent pas.

Si, en revanche, l’ébénisterie est son sa profession principale et qu’il est professeur d’espagnol en libéral en seconde activité, son plafond de chiffre d’affaires est de 176 200 €, dont au maximum 72 600 € peuvent être dédiés à son activité libérale.

Exemple concret dans le cas d’activités liées

Notre créatrice de bijoux qui vend ses bijoux sur internet et qui propose en plus à ses clients de les fabriquer sur mesure avec les matériaux qu’ils vont lui fournir : son activité principale dépend donc du commerce et la secondaire de l’artisanat. Le plafond de son chiffre d’affaires est donc de 176 200 € dont 72 600 € maximum pour l’activité artisanale.

Cotisations sociales de l’auto-entrepreneur en multiservice

Cotisations sociales

En tant qu’auto-entrepreneur multiservice, vous devez vous acquitter de vos cotisations sociales mensuellement ou trimestriellement, en fonction de la périodicité que vous avez choisie lors de la création de votre auto-entreprise. Les taux pratiqués pour le calcul des cotisations sociales et pour les formations professionnelles varient en fonction de la nature de l’activité principale :

  • L’activité principale est commerciale : le taux de cotisations sociales est de 12,8 %, avec 22 % pour une activité secondaire libérale et 22 % pour une profession secondaire en prestation de service.
  • L’activité principale est en prestation de service : le taux qui s’applique sera de 22 %, avec 22 % pour l’activité seconde en libérale et 12,8 % pour une profession secondaire commerciale.
  • L’activité principale est en libérale : le taux de cotisation est de 22 %, avec 22 % pour l’activité secondaire en prestation de service et 12,8 % pour une profession secondaire commerciale.

Pour les taux de contribution à la formation professionnelle (CFP), nous avons :

  • 0,3 % du chiffre d’affaires pour les activités artisanales,
  • 0,1 % pour les activités commerciales,
  • 0,2 % pour les activités libérales,
  • 0,2% pour les prestations de services.

À savoir que si, en tant qu’auto-entrepreneur multiservice, votre chiffre d’affaires est nul, vous ne payez aucune charge sociale.

Comment devenir auto-entrepreneur multiservice ?

Devenir auto-entrepreneur multiservice est facile et rapide, voici les différentes démarches à effectuer :

Vous renseigner sur ce que dit la loi

Comme mentionné précédemment, certaines professions sont soumises à des clauses de contrat ou des règlements stricts qui peuvent empêcher ou rendre plus difficile la création d’une auto-entreprise. Les salariés aussi doivent respecter des obligations de non-concurrence et de loyauté envers l’entreprise qui les emploie. Ils ne doivent pas se lancer dans une activité en auto-entrepreneur qui pourrait porter préjudice à cette dernière.

Vous assurer que la profession que vous envisagez en auto-entrepreneur est bien éligible au statut

La très grande majorité des professions peuvent être exercées en auto-entreprise, mais il existe tout de même quelques restrictions.

Les activités éligibles

  • Pour les activités commerciales : tous les métiers de vente et d’achat de biens et de services.
  • Pour les activités artisanales : les métiers de fabrications, de transformation ou encore de reproduction de produits nécessitant l’intervention manuelle d’un professionnel.
  • Pour les activités libérales : toutes les professions libérales qui dépendent de la sécurité sociale des indépendants ou de la caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (CIPAV) .

Les activités qui sont exclues

  • Les activités agricoles : elles sont rattachées au régime social de la mutualité sociale agricole (MSA) et on retrouve notamment les jardiniers, les maraîchers ou encore les éleveurs dans cette catégorie.
  • Les activités de création artistique : c’est un domaine particulier dans lequel on peut trouver des créateurs d’œuvres (musicale, littéraire, scientifique, etc.) qui sont rémunérés par leurs droits d’auteur et les professionnels du spectacle qui sont, eux, déclarés en tant qu’intermittents du spectacle.
  • Les activités juridiques, ministérielles et publiques : les professions de ce secteur cotisent à des caisses spécifiques. Les principales professions sont : avocat, notaire, huissier, greffier, commissaire-priseur, juristes et administrateur judiciaire.
  • Les professions médicales : ce sont des métiers qui demandent tout d’abord des diplômes et une formation spécifique, qui dépendent en plus de caisses de cotisations propres à leurs statuts et, enfin, ce sont des postes à grande responsabilité. Ils sont donc exclus de l’auto-entreprise. Ainsi, les infirmiers, vétérinaires, pharmaciens, chirurgiens, sages-femmes, kinésithérapeutes, psychiatres ou nutritionnistes ne peuvent pas exercer en tant qu’auto-entreprise.
  • Les activités soumises à la TVA immobilière : agents immobiliers, lotisseurs, marchands de bien ou les professionnels qui effectuent des opérations sur des parts de sociétés immobilières.
  • Les journalistes.
  • Les professions de l’assurance : elles ne cotisent ni au régime général ni à la CIPAV et ne sont donc pas compatibles avec l’auto-entreprise. Cela concerne les agents généraux d’assurances, les commissaires aux comptes et les comptables.

Vérifiez vos qualifications, diplômes et formations

Pour accéder à certains métiers en auto-entreprise, il est obligatoire de présenter ses qualifications professionnelles. Veillez donc à vous renseigner sur ce point avant d’entreprendre les démarches pour déclarer votre activité.

Vous déclarer auto-entrepreneur en multiservice

Pour devenir auto-entrepreneur multiservice, il est obligatoire de déclarer chacune de ses activités. Pour ce faire, il existe deux cas de figure :

  • Vous disposez déjà d’une auto-entreprise : il suffit de faire une extension d’auto-entreprise. Les modifications et démarches administratives s’effectuent alors auprès de votre centre de formalités d’entreprises compétent (CFE). Pour s’adresser au CFE compétent, il sera alors crucial de déterminer l’activité principale au préalable.
  • Vous souhaitez créer une auto-entreprise multiservice : il faudra remplir en ligne le formulaire P0 CMB, aussi appelé CERFA 15253-04, en prenant soin de bien préciser l’activité principale et la ou les activités secondaires.

Immatriculer chaque activité

Les activités commerciales devront être immatriculées au registre du commerce et des sociétés. De leur côté, les activités artisanales s’enregistrent au répertoire des métiers et de l’artisanat.

Les questions les plus fréquentes

Pour lancer son auto-entreprise en multiservices, il faut remplir plusieurs conditions : être majeur ou avoir entre 16 et 18 ans et être émancipé par décision du juge, ne pas être sous tutelle ou curatelle et être donc capable de prendre des décisions, mais aussi de gérer des responsabilités. De plus, il ne pas être condamné pour délit important ou subir une interdiction d’exercer ou de gérer une entreprise. Il faut, de plus, fournir certaines pièces justificatives : la déclaration d’auto-entreprise datée et signée, l’attestation sur l’honneur de non-condamnation, un justificatif de domicile de moins de trois mois.

Appelés aussi « agents d’entretien petits travaux et jardins », « factotum » ou encore « appariteur », les hommes toutes mains sont des hommes ou des femmes qui se déplacent au domicile de leurs clients pour intervenir ou les aider pour du bricolage, du jardinage ou tout autre besoin quotidien. Autrefois, c’étaient les gardiens d’immeuble qui jouaient ce rôle, mais la profession n’est plus aussi ordinaire qu’avant. Les artisans pourraient aussi se charger de ce genre de petits travaux, mais ils refusent en général de se déplacer pour des « micro-travaux » qui ne seraient pas assez rentables pour eux. L’homme toutes mains peut donc être amené à réaliser des petits travaux du quotidien, tels que fixer un cadre ou une étagère au mur, entretenir une pelouse, une clôture ou des volets, remplacer une ampoule ou un joint, etc.

Pour l’aider dans la création ou le développement de son entreprise, l’auto-entrepreneur multiservice peut bénéficier de plusieurs aides publiques, comme :

  • L’ACRE (anciennement ACCRE), qui a l’avantage d’exonérer partiellement ou dégressivement l’auto-entrepreneur de ses cotisations sociales pour une durée d’un an.
  • L’ARCE pour les demandeurs d’emploi qui bénéficient ou peuvent bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi.
  • Le CAPE qui est à la fois un soutien financier et matériel.
  • le NACRE qui est un accompagnement de 3 ans qui aide l’auto-entrepreneur à anticiper les difficultés de la création d’entreprise et qui lui permet aussi de bénéficier d’un prêt à taux zéro.

Les activités qui ne sont pas compatibles avec le statut d’auto entrepreneur sont : les activités agricoles qui sont rattachées à la couverture sociale de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), les activités de création artistique, les activités libérales qui ne dépendent pas de la sécurité sociale indépendants ou de la CIPAV mais d’une autre caisse de retraite, les activités qui sont soumises à la TVA immobilière et les journalistes.

L’auto-entrepreneur multiservice, aussi appelé slasher, est une personne qui cumule plusieurs activités au sein de son auto-entreprise. Le régime d’auto-entreprise, grâce à sa souplesse et son accessibilité, donne la possibilité d’exercer plusieurs professions et ainsi de développer son auto-entreprise, faire de sa passion un métier ou encore augmenter ses revenus. Un auto-entrepreneur multiservice peut être un indépendant déjà au régime de l’auto-entreprise, un salarié, un retraité ou un étudiant.

En matière d’assurance, l’auto-entrepreneur multiservice n’est soumis à aucune spécificité ni obligation. En revanche, en ce qui concerne la responsabilité civile professionnelle, une assurance peut être obligatoire. Les professionnels qui travaillent dans le bâtiment, par exemple, doivent souscrire à une assurance responsabilité civile décennale. Bien que l’assurance ne soit pas une obligation, elle reste tout de même vivement conseillée. L’auto-entrepreneur multiservice, au même titre que tous les professionnels et chefs d’entreprises, est responsable des dommages qu’il peut occasionner lui-même, son matériel professionnel, ses locaux, mais il est aussi responsable des dommages que peuvent occasionner les objets ou produits qu’il fabrique, vend, installe ou répare.