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Devenir photographe auto-entrepreneur : les démarches

Est-ce possible de devenir photographe en micro-entreprise ? Découvrez nos conseils pour créer votre activité !

Vous avez décidé de devenir un photographe auto-entrepreneur ? La micro-entreprise offre bien des atouts pour un métier où la passion et la technique sont les maîtres mots. Pôle Entrepreneur vous explique comment se lancer comme photographe pour devenir une auto-entreprise.

Le métier de photographe, une déclinaison de passions

Le photographe de presse

En tant que photographe auto-entrepreneur, vous pouvez travailler pour la presse papier ou digitale. Comme un photographe de presse salarié, vous serez amené à effectuer des déplacements fréquents avec un rédacteur/journaliste sur le terrain.

Le photographe-auteur

Le photographe-auteur ne peut pas exercer sous le régime de la micro-entreprise puisqu’il est rémunéré avec les droits d’auteur. C’est le talent artistique et la curiosité naturelle qui doivent le définir. Il est libre de photographier avec originalité les éléments de son choix, des paysages aux personnes en passant par les objets. Il dévoile alors son point de vue au travers de ses photographies.

Bon à savoir : le photographe-auteur peut cumuler deux activités

Le photographe-auteur peut bien entendu cumuler son activité avec une autre d’auto-entrepreneur afin de pouvoir réaliser des clichés pour les vendre à des banques d’images par exemple.

Le photographe d’illustration

Le photographe d’illustration se doit d’être polyvalent. Son objectif est de photographier les événements comme les mariages par exemple. Il peut également être amené à travailler pour l’édition, la publicité, la mode, le tourisme ou encore l’immobilier.

Quelle est la marche à suivre pour devenir photographe auto-entrepreneur ?

Les conseils pour se lancer

Pour devenir photographe professionnel, vous devez avant tout créer votre propre portfolio. À l’image d’un CV, le portfolio témoigne de votre talent et de vos expériences passées. Vous pouvez également réaliser un site internet pour toucher une clientèle plus large et ainsi présenter votre travail sur le web. Par ailleurs, il faut garder en tête que démarrer cette activité nécessite un investissement financier. En effet, le matériel photo peut rapidement devenir onéreux.

Même si ce métier implique d’avoir une personnalité autodidacte, la formation de photographe est accessible, du CAP aux études supérieures. Toutefois, le diplôme de photographe n’est pas une obligation pour le statut d’auto-entrepreneur.

Dès lors que l’on commence à travailler sous le statut de la micro-entreprise, nous avons tendance à faire confiance d’office à nos clients. Toutefois, il est judicieux de mentionner les tarifs, les conditions d’annulation et les obligations des parties au sein même d’un contrat écrit. Facturer en tant que photographe nécessite par ailleurs un devis.

Que faut-il savoir sur le statut de photographe auto-entrepreneur ?

Avant d’entamer les démarches pour devenir auto-entrepreneur, vous devez savoir que vous dépendrez de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Généralement, l’activité de photographe est plafonnée à un chiffre d’affaires de 72 500 €. D’autre part, les charges sur le chiffre d’affaires s’élèvent à 22 %.

Par ailleurs, le prix que vous facturez à vos clients dépend de nombreux facteurs. On peut néanmoins estimer qu’un portrait vaut environ 100 € alors que des photos de mariage, par exemple, peuvent être facturées en moyenne 1 500 €.

Vous disposez à présent de toutes les informations sur le métier de photographe en auto-entreprise. Avec Pôle Entrepreneur, vous pourrez lancer votre activité sereinement. En effet, nous vous accompagnons à chaque étape afin de concrétiser ce projet et de le développer dans les meilleures conditions.

Les renseignements clés

  • Centre de Formalités des Entreprises (CFE) : Chambre de Métiers et de l’Artisanat
  • Code APE : 74.20Z — Activités photographiques
  • Plafond de chiffre d’affaires : 72 600 euros/an
  • Seuil franchise en base TVA : 34 400 euros/an
  • Régime micro-BIC (bénéfice industriel ou commercial)
  • Rémunération mensuelle : de 100 € (photos portrait) à 1 500 € (photos de mariage)
  • Montant des cotisations sociales à payer : 22 % du CA
  • Le photographe est soumis au régime de droit commun des CGV (conditions générales de vente) prévu par le Code de la consommation

La formation pour être photographe

Le métier de photographe n’est pas un métier réglementé, ce qui signifie que le photographe n’a pas de contraintes légales pour l’exercice de son activité. Il ne lui est pas demandé un diplôme, une certification ou bien encore la justification de plusieurs années d’expérience au moment de son inscription en tant qu’auto-entrepreneur. Cependant, pour réussir son activité, il est nécessaire de maîtriser les techniques de photographie et si possible de se spécialiser dans un domaine en particulier (photos de cérémonie, photos de portraits, photographe animalier, etc.)

Il existe différentes formations afin d’apprendre les bases de la prise de vue, de l’éclairage, de la retouche ou encore du traitement d’image. Parmi les cursus et les formations possibles, on peut par exemple citer :

  • le Bac Pro photographie en 3 ans après le brevet
  • le BTS photographie en 2 ans après le bac
  • les diplômes bac +5 d’écoles spécialisées (Gobelins, Louis Lumière, etc.)
  • les diplômes des écoles privées (attention à bien vérifier avant l’inscription que le diplôme de ces formations est bien reconnu par la profession)

Par ailleurs, avec ou sans diplôme, il est possible de devenir assistant-photographe, ce qui permet de continuer à se former tout en étant rémunéré. Travailler aux côtés d’un photographe plus expérimenté, permet en effet de perfectionner sa pratique. Cette activité inclut notamment la mise en place des différents shootings (gestion du planning et du matériel, coordination entre les différents intervenants, etc.).

Le salaire du photographe

Le salaire d’un photographe auto-entrepreneur varie selon différentes données comme : l’expérience, la spécialisation, le lieu d’exercice, le type de photos, etc. Selon les statistiques disponibles, un photographe indépendant peut avoir des revenus plus importants qu’un photographe salarié. Mais il faut prendre en considération le fait que la rémunération fluctue énormément en fonction de son carnet d’adresses et de son orientation professionnelle (laboratoire, agence, presse, magazine, etc.).

En général, à Paris, le salaire d’un photographe indépendant est situé entre 2 200 € et 3 400 € par mois. Les photographes indépendants qui travaillent pour la presse peuvent avoir une rémunération brute allant de 646 € à 7 612 € par mois, ce qui donne un salaire moyen de 4 129 € brut par mois.

Les débouchés en tant que photographe

Il existe différents débouchés pour un auto-entrepreneur photographe : publicité et communication, catalogues ou sites de vente en ligne, univers de la mode, brochures commerciales, presse quotidienne ou magazines, publications d’entreprise, reportages, mariages, banques d’images. La flexibilité offerte par le régime d’auto-entrepreneur permet de tester différentes facettes de ce métier et de pouvoir évoluer au gré de ses envies et des opportunités professionnelles.

Quel est le meilleur statut pour débuter son activité de photographe ?

Auto-entrepreneur

Un régime accessible et simple

Le statut d’auto-entrepreneur est accessible au plus grand nombre et peut être cumulé avec une autre activité. Déclarer son activité de photographe en tant qu’auto-entrepreneur permet de bénéficier d’un régime fiscal et social simplifié sans avoir des contraintes comptables trop importantes.

Du point de vue de la comptabilité, un photographe qui crée sa micro-entreprise n’est pas contraint de présenter des bilans comptables annuels. Pour être en règle avec l’administration fiscale, il suffit de pouvoir produire un livre de recettes et éventuellement un registre des achats. En termes de fiscalité, l’imposition d’un auto-entrepreneur photographe artisan est basée sur sa déclaration de revenus après l’application d’un abattement équivalent à 34 %. C’est aussi ce principe qui est appliqué pour le calcul des cotisations sociales. Si l’auto-entrepreneur choisit l’option de la déclaration unifiée, il peut déclarer et payer ses charges fiscales et sociales en une seule déclaration, grâce au versement fiscal libératoire. En ce qui concerne la TVA, le statut de photographe en auto-entrepreneur permet d’être dispensé de tout traitement comptable. La facturation des clients est effectuée en hors-taxes au-dessous du seuil de 34 400 euros par an. Au-delà de ce seuil, il faut alors basculer vers un autre statut juridique.

Les aides pour la création d’une micro-entreprise

Il existe plusieurs dispositifs qui sont mis en place pour inciter à la création de son activité en tant qu’auto-entrepreneur. C’est par exemple le cas de l’ACRE, aide à la création ou reprise. Pour les professionnels éligibles à ce dispositif (- 25 ans, demandeur d’emploi, minima sociaux), une exonération à hauteur de 50 % du paiement des cotisations sociales relatives est mise en place la première année. Cette exonération est totale pour la CFE (Cotisation foncière des entreprises). D’autres aides sont également disponibles en fonction de la situation financière de l’auto-entrepreneur, de son activité de la localité dans laquelle il exerce son activité. Les personnes étant en situation d’aide au retour à l’emploi peuvent par exemple bénéficier d’allocations.

Quels sont les limites et inconvénients de la micro-entreprise dans le domaine de la photographie ?

Cette activité demande un lourd investissement de départ en matériel et potentiellement en local. Il est donc nécessaire d’avoir un capital d’entrée suffisamment important ce qui peut être un réel obstacle pour les photographes débutants. Cela d’autant plus qu’étant sous le régime de la franchise TVA, le photographe ne peut pas récupérer la TVA payée lors de ses achats professionnels De même, l’amortissement du matériel et les frais de déplacement ne peuvent pas être déduits du chiffre d’affaires sous le régime de la micro-entreprise. Enfin, pour conserver son statut de micro-entreprise, il ne faut pas dépasser le seuil fixé du chiffre d’affaires qui est 72 500 euros par an.

De ce fait, le statut d’auto-entrepreneur est surtout recommandé dans le cas :

  • d’un photographe social qui commence et souhaite se constituer un portefeuille client sans investissements excessifs ni local professionnel ni grands déplacements
  • d’un photographe salarié qui veut tester la formule de l’entrepreneuriat en parallèle de son activité et sans prendre de risques
  • d’un photographe qui veut constituer son Book tout en étant rémunéré pour son travail
  • d’un photographe auteur ou de presse qui utilise sa micro-entreprise pour avoir un revenu complémentaire (sous réserve de ne déclarer sous ce régime que les prestations de photographie sociale)

La SAS

La SAS est une Société par Actions Simplifiée. C’est une forme de société très souple quant à son fonctionnement et sa création. Il faut obligatoirement être 2 associés au minimum pour créer une SAS. Cette forme de société limite la responsabilité des associés puisque par rapport aux dettes sociales, les associés ne sont responsables que dans la limite de leurs apports. Elle convient pour une très large gamme d’activités commerciales, artisanales et industrielles et notamment pour l’activité de photographe. Il n’y a pas de capital minimum requis. Les dirigeants d’une SAS ont le statut de salarié lorsqu’ils sont rémunérés. Les actionnaires de ce type d’entreprise peuvent être des particuliers aussi bien que des entreprises. Cette forme de société est préférée pour faire entrer de futurs investisseurs et la vente d’actions en est libre et anonyme. Les bénéfices de la SAS sont soumis à l’impôt sur les sociétés (IS).

La SASU

Lorsque la société ne compte qu’un seul actionnaire, il s’agit d’une SASU : Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Son fonctionnement est le même que la SAS. La SASU est un statut juridique qui séduit beaucoup d’entrepreneurs grâce aux avantages qu’elle procure. Tout comme pour la SAS, la responsabilité de l’associé unique est limitée au montant de ses apports. Il est possible d’exercer toutes les activités sous cette forme juridique, sauf quelques rares exceptions. Du point de vue du fonctionnement, une SASU a obligatoirement un président, qui la représente légalement. Cela peut être une personne physique ou une personne morale, associée ou non.

La SARL

La SARL est une société à responsabilité limitée. C’est une forme de société commerciale qui permet aux associés de limiter leur responsabilité au montant de leurs apports. Elle doit être constituée par au moins 2 associés qui peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Il est obligatoire d’avoir un capital social, mais aucun minimum n’est fixé par la loi. Ce capital est réparti en parts sociales entre les associés, proportionnellement à leurs apports. Pour la création d’une SARL, il est nécessaire de rédiger des statuts et d’accomplir les démarches d’immatriculation. À part quelques rares exceptions, quasiment toutes les activités peuvent être exercées en SARL. Cependant pour les activités réglementées, il faut bien sûr remplir toutes les conditions d’exercice. La SARL est dirigée par au moins un gérant.

L’EURL

L’EURL est une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée. Son mode de fonctionnement correspond à celui d’une SARL, mais qui ne compte qu’un seul associé. Étant donné que c’est une société unipersonnelle, c’est également une des formes juridiques possibles pour le créateur d’entreprise qui se lance seul dans son projet, comme celui de la photographie par exemple.

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