traducteur auto entrepreneur

Comment devenir traducteur auto-entrepreneur ?

Consultez les informations ci-contre pour devenir traducteur en auto entreprise et être à votre compte.

Un traducteur a pour mission principale de traduire un texte d’une langue vers une autre, tout en respectant le sens et les objectifs du texte initial tant sur le fond que sur la forme. Toutefois, si vous souhaitez vous lancer en tant que traducteur auto-entrepreneur, il est vivement recommandé de prendre connaissance des démarches d’inscriptions, de la nature de ce métier, des missions à réaliser, des compétences requises, etc. Pour ce faire, suivez cet article condensé que nous avons consacré à ces thèmes.

Traducteur auto-entrepreneur : les renseignements clés

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est tout d’abord nécessaire d’aborder certaines notions et informations de base qui vont vous permettre de mieux comprendre la nature et les modalités d’exercice du métier de traducteur auto-entrepreneur :

  • L’activité de traducteur auto-entrepreneur n’exige aucun diplôme obligatoire au préalable ;
  • Ce métier est considéré comme étant une activité libérale, le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) dont dépend l’auto-entrepreneur sera donc l’URSSAF ;
  • Le code APE attribué aux traducteurs auto-entrepreneurs est le suivant 74.30Z – Traduction et interprétation ;
  • Le chiffre d’affaires (CA) annuel à ne dépasser dans le cadre de l’activité de l’auto-entrepreneur est fixé à 72 600 euros ;
  • Le traducteur auto-entrepreneur est imposé au titre des bénéfices non commerciaux (BNC) ;
  • Les cotisations sociales dont doit s’acquitter le traducteur auto-entrepreneur sont estimées à 22% du CA réalisé.

Comment s’inscrire pour débuter son activité en tant que traducteur auto-entrepreneur ?

Prérequis

Avant de vous lancer en tant que traducteur auto-entrepreneur, il est primordial de savoir ce que vous allez faire, comment vous allez le faire et de faire le point sur vos compétences.

Il est très recommandé de commencer par effectuer une étude de marché afin d’évaluer votre concurrence, les habitudes d’achats des clients ainsi que toutes les tendances qui dominent ce type de marché. Par la suite il faudra également réaliser un business plan qui devra résumer toutes vos activités à venir et servir de feuille de route.

S’inscrire sur Pole Auto entrepreneurs

L’étape primordiale à suivre avant de démarrer votre vie professionnelle consiste à déclarer votre début d’activité de traducteur auto-entrepreneur auprès du CFE dont vous dépendez. Dans votre cas, il faudra s’adresser à l’URSSAF qui se charge des activités libérales. Il s’agira de constituer puis de lui transmettre votre dossier d’inscription accompagné de tous les justificatifs qui vous seront demandés.

Si toutefois, vous n’êtes pas très à l’aise avec les démarches administratives, sachez qu’il est possible d’entreprendre des démarches beaucoup plus simples. En effet, il vous suffit de vous rendre sur le site Pole Auto entrepreneur qui est un site prestataire qui se propose de vous faciliter la tâche. Un formulaire simple et rapide à remplir vous sera alors soumis afin de déclarer votre activité.

Une fois rempli et envoyé, votre dossier sera étudié et validé par les experts de Pôle Auto entrepreneurs afin d’être transmis aux institutions compétentes. Une fois fait, vous serez officiellement enregistré auprès de votre CFE et recevrez tous vos documents, y compris le numéro SIRET de votre nouvelle auto-entreprise.

Vous pourrez à partir de là commencer à profiter des nombreux avantages qu’offre le régime de la micro-entreprise. Cependant, vous serez également soumis à un certain nombre d’obligations comme la déclaration de votre chiffre d’affaires, même si celui-ci est nul, ou encore de payer vos cotisations sociales.

Obtenir son SIRET

Maintenant que vous avez transmis votre dossier d’inscription de votre auto-entreprise au CFE, celui-ci se chargera de le valider puis de le transmettre à l’institut de la statistique et des études économiques « INSEE » qui est chargé de vous attribuer et de vous transmettre votre numéro SIRET.

En effet, vous recevrez de la part de l’INSEE, votre certificat d’inscription au répertoire Sirène qui contient votre numéro SIRET en plus du code APE qui vous ont été attribués.

Ce numéro servira entre autres à identifier et à prouver l’existence juridique de votre auto-entreprise. Il vous sera par ailleurs demandé de le mentionner sur tous les documents officiels que vous émettrez en tant que traducteur auto-entrepreneur. Mais qu’est-ce que le numéro SIRET et à quoi ressemble-t-il ?

Le mot SIRET est l’acronyme de système informatique pour le répertoire des entreprises sur le territoire. C’est une suite composée de 14 chiffres qui est scindée en deux parties : les 9 premiers chiffres constituent la première partie du numéro SIRET appelée numéro SIREN tandis que les 5 derniers chiffres quant à eux forment la deuxième partie de ce numéro appelée code NIC ou numéro interne de classement.

Trouver ses premiers clients

Lorsque vous êtes traducteur auto-entrepreneur au tout début de votre carrière, vous allez certainement trouver des difficultés à dénicher vos premiers clients. Il existe différentes solutions pour y parvenir comme la constitution d’un portfolio contenant des exemples de travaux que vous avez réalisés. Afin de réunir un certain nombre d’exemplaires, pensez à proposer de manière bénévole, des traductions de textes qui porteront sur des domaines qui vous intéressent. Vous pouvez également recourir à des sites de traduction freelance ou encore rassembler les traductions que vous avez réalisées lors de vos études et de vos stages. Une fois vos premiers travaux réalisés, vous pourrez ensuite passer à la création de votre portfolio qui peut être en format papier et/ou en ligne où vous présenterez vos traductions ainsi que les avis donnés par vos premiers clients.

La prochaine étape après la création de votre portfolio consistera à proposer vos services à des clients potentiels. Pour cela, vous pouvez envisager plusieurs options. Vous pouvez faire appel à des agences de traduction afin qu’elles vous répertorient dans leur base de traducteurs auto-entrepreneurs ou encore à vous inscrire directement sur des sites qui référencent les traducteurs afin d’établir un contact direct avec vos futurs clients. Par ailleurs, vous pouvez également vous rendre sur des sites de traduction où les clients publient eux-mêmes leurs annonces.

Enfin, il faut impérativement veiller à entretenir de bonnes relations professionnelles avec vos clients, notamment, car ils pourront potentiellement vous recommander à d’autres clients. Ne négligez pas non plus le contact avec d’autres traducteurs auto-entrepreneurs qui pourraient éventuellement vous léguer des clients s’ils ont besoin ponctuellement d’un coup de main sur des missions spécifiques.

La fiche de métier du traducteur auto-entrepreneur

Quelles sont les missions d’un traducteur auto-entrepreneur ?

Un traducteur est chargé d’étudier et de traduire un texte d’une langue à une autre. Il a alors pour missions de :

  • Faire une étude poussée et approfondie du texte dont il doit traduire le contenu en faisant bien attention à analyser le vocabulaire employé, la tournure que prennent les phrases utilisées, la syntaxe, etc. ;
  • Écrire une première traduction du texte préalablement étudié et décortiqué ;
  • Améliorer et retravailler la première version en veillant bien à rester fidèle au sens du texte d’origine ainsi qu’au vocabulaire, au ton employé, aux références culturelles, tout en veillant à bien ponctuer son texte et à ce qu’il n’y ait aucune faute d’orthographe afin que le document soit compréhensible et facile à lire ;
  • Respecter les exigences du clienten termes d’édition et de réélaboration des documents traduits (police utilisée, mise en page, etc.) ;
  • Livrer ses commandes dans les délais demandés.

Les qualités et les compétences requises

Un bon traducteur auto-entrepreneur doit posséder un certain nombre de qualités afin de mener à bien sa mission. Il doit notamment :

  • Être passionné par les langues : le chemin vers la maîtrise parfaite d’une langue étrangère s’avère souvent long et difficile, c’est pourquoi il est important d’être passionné afin que l’apprentissage devienne plus facile et moins contraignant. Un bon traducteur doit donc constamment chercher à améliorer sa compréhension de la langue afin d’en maîtriser toutes les subtilités. En effet, un texte écrit dans une autre langue peut contenir des expressions spécifiques ou des jeux de mots qui nécessitent du traducteur de connaître toutes les subtilités de la langue qui sont perçues de manière différente d’une culture à une autre ;
  • Avoir une bonne culture générale et être curieux : la curiosité est l’une des principales qualités que doit avoir un bon traducteur. Le traducteur auto-entrepreneur sera en effet certainement amené, dans l’exercice de son travail, à traduire des textes qui porteront sur des domaines divers et variés. Par conséquent, il doit être curieux afin de se constituer un bon bagage culturel sur les différents domaines auxquels il sera confronté. Ainsi, il doit constamment s’intéresser à la lecture de revues, de magazines, de journaux et toujours se tenir au courant de l’actualité. De plus, il doit porter un intérêt particulier à la culture et aux coutumes des pays étrangers dont sont issues les langues avec lesquelles il travaille ;
  • Être ponctuel et discret : ce sont deux qualités très demandées par les clients chez un traducteur, car elles représentent un gage de professionnalisme. En effet, un bon traducteur doit se montrer très réactif, tenir ses engagements et rendre ses traductions dans les délais fixés par ses clients en veillant évidemment à ce que la qualité soit également au rendez-vous. Aussi, il doit faire preuve d’une grande discrétion vis-à-vis de ses clients afin de préserver la confidentialité de tous leurs documents. Il peut à cet effet ajouter une clause de confidentialité lors de la signature de son contrat de travail avec le client.

La formation pour devenir traducteur auto-entrepreneur

Le métier de traducteur auto-entrepreneur est considéré comme étant une activité libérale non règlementée. Par conséquent, il est tout à fait possible de proposer ses services pour la traduction sans pour autant avoir suivi de formations ou obtenu des diplômes spécifiques permettant de justifier ses compétences.

Les personnes qui exercent en tant que traducteur auto-entrepreneur sont généralement soit des personnes ayant suivi des formations afin d’obtenir les diplômes et les compétences nécessaires, soit des personnes n’ayant suivi aucune formation, mais qui maîtrisent une ou plusieurs langues étrangères comme c’est le cas par exemple des natifs des pays étrangers, des personnes ayant une double nationalité ou encore ayant passé un long séjour dans un pays étranger.

Cependant, dans la pratique, il est vivement recommandé de posséder au moins un diplôme pour justifier ses compétences professionnelles en tant que traducteur auto-entrepreneur. En effet, dans un marché où la concurrence est rude, un traducteur doit préférablement être titulaire d’un Master ou au moins d’une Licence, car cela représente un véritable gage de qualité pour ses clients.

En conclusion, la première option recommandée pour devenir traducteur auto-entrepreneur consiste à suivre un cursus universitaire spécialisé en traduction, tandis que la deuxième option consistera à suivre des formations dans des établissements privés comme l’école supérieure d’interprètes ou de traducteurs (ESIT).

Le salaire

Le revenu mensuel d’un traducteur auto-entrepreneur est variable en fonction de plusieurs facteurs. En effet, les tarifs qu’il appliquera à la traduction d’un document ne seront pas les mêmes selon le degré de difficulté du texte à traduire, du nombre d’années d’expérience que le traducteur possède à son actif ainsi que de son niveau de compétences professionnelles.

Il faut également prendre en compte que le chiffre d’affaires annuel d’un traducteur auto-entrepreneur ne doit pas dépasser les 72 600 euros, au risque de devoir passer à un régime plus contraignant en termes fiscaux et de gestion.

Les questions les plus fréquentes

Pour devenir traducteur sous le régime de l’auto-entreprise, il suffit de déclarer son début d’activité au CFE compétent qui est l’URSSAF en remplissant le formulaire d’inscription. Un numéro SIRET lui sera alors attribué et pourra commencer son activité en toute légalité.

Devenir traducteur auto-entrepreneur n’exige à priori aucune formation ou diplôme spécifique. Cependant, dans la pratique, posséder un diplôme universitaire ou d’un établissement privé est fortement recommandé afin de rassurer les clients et de se démarquer de la concurrence.

Comme pour toute activité libérale, le chiffre d’affaires annuel d’un traducteur auto-entrepreneur est plafonné à 72 600 euros en 2021.