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Comment devenir auto entrepreneur dans l'événementiel?

Retrouvez toutes les démarches pour créer votre auto entreprise dans l'événementiel.

Se lancer dans l’événementiel est un rêve que beaucoup de personnes dynamiques et engageantes souhaitent concrétiser. Que ce soit pour débuter son parcours professionnel, ou tout simplement pour changer de carrière, travailler dans l’événementiel tout en devenant son propre patron grâce à l’auto entrepreneuriat est vu comme une véritable aubaine par tous ceux qui se sentent capables d’organiser et de gérer des événements à succès. Alors, si vous êtes rigoureux, efficace, ambitieux et que vous aimez particulièrement le monde du divertissement, ce métier est sans aucun doute fait pour vous.

Avant d’expliquer la procédure à suivre pour devenir auto entrepreneur en événementiel, nous allons d’abord parler du plus important, en expliquant le fonctionnement et les avantages qu’on y retrouve, afin de bien être informé.

Pourquoi choisir le statut d’auto entrepreneur et non pas un autre ?

Il est aisé de se projeter comme futur chef de projet dans l’événementiel et de penser à tous les avantages de ce job. Mais avant de se lancer réellement, il faut d’abord concevoir l’aspect légal de la chose et choisir un statut juridique. Et c’est là qu’entre en jeu l’auto entrepreneuriat, considéré par un nombre croissant de personne comme la meilleure option pour se lancer en douceur, notamment grâce au régime fiscal et social qu’il propose.

Il existe en effet d’autres formes juridiques à adopter pour créer une agence dans l’événementiel, mais plus recommandée est la création d’une micro entreprise, et ce, pour diverses raisons que nous allons détailler.

Il faut savoir que depuis le 1er janvier 2016, il n’y a plus aucune différence entre une auto entreprise et micro entreprise ; les termes sont donc interchangeables. L’auto entrepreneur bénéficie ainsi du régime microfiscal et microsocial.

Nous allons à présent aborder les fameuses raisons qui rendent ce statut si prisé et les nombreux avantages qu’il offre aux immatriculés.

Une création facile et rapide

L’un des avantages les plus flagrants de ce régime est sans doute la grande facilité dont bénéficie l’auto entrepreneur lors de la création. En effet, c’est tout d’abord un statut ouvert à tous, car les conditions pour devenir auto entrepreneur sont très accessibles et consistent à :

  • Être majeur ou mineur émancipé par décision d’un juge des tutelles ;
  • Avoir une adresse postale française ;
  • Être de nationalité française ou être un ressortissant européen (à noter que les ressortissants étrangers hors Union européenne pourront exercer uniquement sous certaines conditions en plus de celles-ci) ;
  • Ne pas être sous tutelle, ni sous curatelle ;
  • Ne pas être condamné à une interdiction de gérer ou de travailler.

De plus, les autorités compétentes n’exigent aucun capital pour débuter les démarches, ce qui permet de ne pas avoir à trop se soucier des premiers investissements et des premières ressources dès le départ.

Enfin, les formalités et modalités administratives sont nettement plus simples à remplir, comparées à celles des autres formes juridiques d’entreprise (SARL, SAS, etc.).

Des allègements comptables considérables

Travailler dans l’événementiel en optant pour la formule de l’auto entrepreneur permet de bénéficier d’un allègement des règles et des obligations comptables, sur le plan financier et administratif, ce qui a pour avantage de laisser le micro entrepreneur vaquer à ses occupations à son aise et s’occuper pleinement du développement de son activité.

Ainsi, grâce à ce régime d’imposition, il est uniquement tenu d’avoir un livre de recettes afin de satisfaire ses obligations comptables. Il n’est donc pas nécessaire de tenir un livre-journal, un grand livre ou encore d’établir des bilans annuels et des comptes de résultat.

Une réduction des couts de fonctionnement

Comme les obligations comptables sont ultra-simplifiées, la suite logique qui en découle consiste en une réduction non négligeable des dépenses faites par l’auto entrepreneur en événementiel. Il ne tient qu’un livre de recettes, il n’a donc pas besoin d’un expert-comptable pour gérer ses affaires, ni d’adhérer à un centre de gestion agréé, tout simplement parce que son bénéfice ne sera pas majoré en l’absence d’adhésion. Il peut ainsi faire des économies non négligeables puis les investir autre part.

Une simplicité de calcul des impôts

Tout d’abord, le domaine de l’événementiel dans le régime de la micro entreprise bénéficie de ce qu’on appelle l’abattement auto entrepreneur, qui consiste à appliquer un abattement correspondant aux frais professionnels supposés, sur le chiffre d’affaires déclaré. Chose qui permet, dans un premier temps, de ne pas avoir à calculer les charges réelles ni à conserver des notes de frais ; mais également de n’être imposé que sur une fraction du chiffre d’affaires généré.

Le taux d’abattement correspond à 50% du CA pour un événementiel, car il est considéré comme étant un prestataire de services.

Après cela, il suffit d’indiquer le chiffre d'affaires annuel sur la déclaration de revenus à l’impôt sur le revenu (IR). La procédure devient ainsi très facile à accomplir.

Une possibilité de versement libératoire

Le versement fiscal libératoire d’IR consiste à calculer l’IR directement sur le montant des recettes encaissées, et ce, en appliquant un taux forfaitaire fixé à l’avance.

En effet, le micro entrepreneur se contente d’effectuer des versements libératoires mensuels ou trimestriels qui sont calculés en appliquant un taux dit forfaitaire d’une valeur de 1,7% du CA, car, comme cité plus haut, l’événementiel fait partie de la catégorie des prestations de services, sur le montant du chiffre d’affaires déclaré. L’auto entrepreneur en événementiel se retrouve donc acquitté de l’impôt sur le revenu concernant les bénéfices réalisés au titre de son activité professionnelle. Cette possibilité est, bien entendu, soumise à certaines conditions.

Une possibilité d’exonération de la TVA

Et oui, même la TVA peut être supprimée sous le statut de micro entreprise, et ce, grâce à la « franchise de base » de TVA, qui permet tout simplement de ne pas en payer. Avec ce système, le chef de projet en événementiel ne facture pas la TVA à sa clientèle et ne la récupère pas lors de ses achats. Il peut donc profiter de cette chance pour proposer des prix plus compétitifs et prendre le dessus sur la concurrence ou réaliser des marges de bénéfices plus concluantes en alignant ses prix à ceux présents sur le marché.

Pour bénéficier de cette exonération, le seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser est de 34 500€ ou 36 500€, sachant que le second chiffre s'applique pour l'année en cours si le chiffre d'affaires de l'année précédente n'a pas dépassé le premier seuil.

Une simplicité de calcul des cotisations sociales

Avant toute chose, il faut savoir que si l’auto entrepreneur en événementiel ne réalise aucun chiffre d’affaires, il n’aura à payer aucune cotisation sociale, ce qui constitue un réel avantage facilitant l’épanouissement d’une activité qui démarre.

Par ailleurs, un taux de versement de 22% est appliqué au chiffre d’affaires déclaré et les cotisations sont calculées trimestriellement ou mensuellement, selon le choix du micro entrepreneur.

Comment devenir auto entrepreneur en événementiel ?

Quand on parle d’auto entrepreneur en événementiel, il y a deux axes à prendre en compte : l’auto entrepreneuriat et l’événementiel. Chacun de ces deux axes implique une réglementation claire et des formalités spécifiques.

Comment se lancer dans l’événementiel ?

Pour avoir un projet viable et durable dans l’événementiel, l’ambition et la détermination ne suffisent malheureusement pas. Voici donc quelques éléments clés à prendre en compte pour mettre toutes les chances de son côté et réussir :

Effectuer une étude du marché

Celle-ci devra débuter par une analyse sectorielle afin de comprendre les enjeux du domaine et prendre conscience des segments du marché ayant le plus de potentiel. Puis être suivie de l’évaluation de la demande au niveau de la zone choisie pour l’implantation, afin de connaitre la taille du marché local et de déterminer les meilleures zones. Enfin, une analyse de la concurrence doit être de mise, pour pouvoir se familiariser du mieux possible avec l’offre déjà présente.

Connaitre les normes et les réglementations du secteur de l’événementiel

Voici quelques informations à avoir en tête pour bien se lancer :

  • En France, la plupart des événements organisés sont soumis à une déclaration au préalable en mairie ou en préfecture, pour l’obtention d’une autorisation administrative.
  • L’événementiel étant une activité de nature commerciale, il faut impérativement s’inscrire à la Chambre de Commerce et d’Industrie.
  • Plusieurs activités liées à ce domaine sont strictement encadrées. Il faut donc avoir toutes les autorisations nécessaires pour ne pas se retrouver dans des situations désagréables.
  • Les grands rassemblements qui ont lieu sur la voie publique, en France, requièrent tous une déclaration préalable en mairie ou en préfecture. Il faut donc prendre en compte ce détail pour éviter l’annulation de ce genre d’événements.

Comment se lancer dans l’événementiel en tant qu’auto entrepreneur?

Il y a certaines étapes à suivre et à accomplir afin d’accéder au statut d’auto entrepreneur et débuter son projet. Elles représentent des formalités administratives à remplir de façon simple :

La déclaration de l’activité

Cette première étape sert à légaliser l’existence de la micro entreprise et elle consiste à informer les instances sociales et fiscales compétentes du projet à entamer, et ce, en remplissant le formulaire P0 avec diverses informations, les plus importantes à y faire figurer sont :

  • L’état civil ;
  • L’activité antérieure ;
  • Les choix relatifs au conjoint ;
  • Les informations concernant l’auto entreprise ;
  • Les choix liés à l’ACRE.

Cette déclaration peut se faire en ligne ou sur place. Si le futur auto entrepreneur en événementiel souhaite la faire en ligne, il devra joindre à son inscription une copie scannée de sa pièce d’identité avec la mention d’attestation sur l’honneur. Mais s’il opte pour une inscription sur place, il n’aura qu’à se présenter au CFE (Centre des Formalités des Entreprises) muni de son dossier.

La domiciliation de l’auto entreprise

Préciser une adresse physique dans la déclaration est une obligation pour tout auto entrepreneur. Celle-ci permet de recevoir les courriers des organismes et personnes en relation avec l’auto entreprise, mais également de définir le montant de la cotisation foncière imposée.

Pour ce faire, plusieurs adresses peuvent être utilisées :

  • L’adresse personnelle ;
  • L’adresse de la société ;
  • La pépinière d’entreprise ou un centre d’affaires ;
  • Un local commercial, acheté ou loué.

L’immatriculation de l’auto entreprise

Cette étape est cruciale et surtout obligatoire. Une fois la déclaration faite, il faut se référer à l’organisme compétent afin de s’immatriculer. Dans notre cas, il faudra se présenter et déposer le dossier au niveau du Registre des Commerces et des Sociétés (RCS), afin de recevoir un numéro SIRET et un code APE après la validation.

La souscription d’une assurance professionnelle

Bien que cette étape ne soit plus une obligation, elle reste néanmoins très conseillée, car elle permet de se protéger contre tout préjudice causé en exerçant l’activité professionnelle. Elle protège notamment les biens matériels et immatériels.

L’ouverture d’un compte professionnel

Grâce au statut d’auto entrepreneur, le futur chef de projet événementiel n’est pas tenu d’ouvrir obligatoirement un compte bancaire professionnel. Cependant, il est contraint à disposer d’un compte bancaire distinct de son compte personnel et doit donc en ouvrir un nouveau spécialement pour son activité.

Les questions les plus fréquentes

Oui, la déclaration des recettes est obligatoire même en cas d’absence d’encaissement et elle consiste en une déclaration à zéro, tout simplement.

Oui, que vous possédiez un local ou non, vous devrez payer la CFE dans les mêmes conditions que tout créateur d’entreprise. Cependant, vous pourrez bénéficier d’une exonération lors de votre première année d’activité en effectuant une déclaration initiale avant le 31 décembre de l’année de début d’activité.

Le montant qu’un auto entrepreneur classé dans la catégorie des prestations de services ne doit absolument pas dépasser est fixé à 70 000 € de revenus annuels.