platrier auto entreprise

Comment devenir plâtrier auto entrepreneur ?

Dans cet article, nous allons vous expliquer toutes les démarches pour devenir plâtrier en micro entreprise et obtenir votre numéro de siret.

La plâtrier ou plâtrier-plaquiste est un professionnel du bâtiment et des travaux publics chargé de l’aménagement et des finitions intérieurs d’une construction, mais aussi de l’isolation thermique. Vous pratiquez ce métier en tant que salarié ou êtes intéressé par la profession et souhaitez exercer à votre compte sous le statut d’auto entrepreneur ? Cet article a été rédigé pour vous. Il va vous permettre de connaître toutes les démarches à entreprendre et la réglementation spécifique liée au métier de plâtrier auto entrepreneur. Une fois lu, vous aurez toutes les cartes en main pour vous lancer dans l’aventure.

Plâtrier auto entrepreneur : les renseignements clés

Avant d’aborder le sujet plus en détail, voici une liste de points clés à connaître sur le métier afin de devenir auto entrepreneur :

  • Le code APE correspondant à la profession est généralement 43.31Z, relatif aux travaux de plâtrerie ;
  • Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compétent dont il dépend est la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) ;
  • Le plafond de CA à ne pas dépasser est de 176 200 €, à l’intérieur duquel la partie réservée aux activités de services (main-d’œuvre) ne peut dépasser 72 500 € ;
  • Le montant des cotisations sociales est de 12,80 % du chiffre d’affaires pour la partie de revente des fournitures et de 22 % pour la main-d’œuvre ;
  • La rémunération est d’en moyenne 20 € à 30 € de l’heure ;

Comment s'inscrire pour débuter son activité en auto entrepreneur plâtrier ?

Tous les professionnels qui font le choix d’exercer en tant qu’auto entrepreneur doivent mener à bien différentes démarches. Ils doivent également mettre en place un plan marketing pour assurer le bon fonctionnement et la viabilité de leur future auto entreprise. Découvrez plus précisément de quoi il s’agit.

Prérequis

  • La toute première étape, avant de penser aux besoins divers, est la réalisation d’une étude de marché. C’est un passage obligatoire pour quiconque lance une activité. Cette dernière permet de faire un point précis sur l’environnement qui entoure votre future entreprise : les concurrents et les potentiels clients du secteur surtout, mais aussi le contexte économique global de la zone, les tendances actuelles, les chantiers en cours et/ou prévus, etc. ;
  • La seconde étape est la mise en place d’un budget prévisionnel. Il prend en compte les besoins humains (travailler seul ou embaucher de la main-d’œuvre) et matériels (local de stockage, outillage et matériel professionnel, véhicule, etc.). Cela vous permettra d’une part de chiffrer votre investissement de départ, mais aussi d’anticiper les prochaines 3 à 5 années d’exercice. Sorte de feuille de route qui détaille de manière précise les dépenses et les recettes, c’est un document qui va vous guider et vous aider dans vos prises de décisions stratégiques ;
  • Ensuite, il faut penser à effectuer plusieurs demandes de devis, car arrivera le moment où vous devrez par exemple : souscrire à une ou plusieurs assurances, acheter un véhicule professionnel, puis l’entretenir, avoir besoin d’aide en ce qui concerne le marketing et la communication, etc. ;
  • Enfin, juste avant le lancement de votre auto entreprise, vous devrez établir un business plan. Une fois tous les détails et les étapes précédentes terminées, cela vous permettra de structurer votre projet en anticipant son fonctionnement, en vous assurant de sa viabilité. C’est aussi le moment d’assurer sa solidité financière en créant une étude de faisabilité. Vous pourrez ainsi fixer des tarifs adaptés et cohérents en fonction des coûts de revient, de la concurrence, de votre rémunération, etc.

S'inscrire sur Pole Auto entrepreneur

L’inscription est une démarche rapide et facile à réaliser, elle consiste en deux étapes :

  • La première étape que doit accomplir le futur plâtrier auto entrepreneur est la création de son auto entreprise. Il suffit de se rendre sur le site internet dédié à l’activité de plâtrier-plaquiste et de remplir le formulaire en ligne. C’est à ce moment-là que vous renseignerez plusieurs informations obligatoires concernant votre entreprise et que vous choisirez également la périodicité de vos cotisations sociales ;
  • La seconde étape est l’inscription à la Chambre de Métiers dans le but d’immatriculer son auto entreprise. Une fois la première étape terminée, vous disposez d’un mois pour faire l’immatriculation au répertoire des métiers (RM) et dans le cas où vous envisagez de vendre des fournitures à vos clients, l’enregistrement au registre du commerce et des sociétés (RCS) est obligatoire.

Obtenir son SIRET

Une fois que vous avez accompli les différentes étapes d’inscription, votre CFE compétent va étudier votre dossier, le valider puis le transférer à l’INSEE. Cette organisation vous fera à son tour parvenir le fameux SIRET (Système d’Identification du Répertoire des Établissements), attribué gratuitement à toutes les entreprises légales. C’est une série de 14 chiffres : 9 chiffres du SIREN et 5 chiffres correspondant au NIC. Il vous sera envoyé par courrier, accompagné du code APE.

Trouver ses premiers clients

Le régime des auto entrepreneurs offre de nombreux avantages, en particulier une comptabilité simplifiée et des cotisations calculées en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Mais il comporte aussi quelques inconvénients, le principal étant la recherche de clients.

Ne faire partie d’aucune entreprise à part celle que l’on a soi-même créée afin d’exercer la profession de son choix est synonyme d’emploi du temps aménagé, de tarifs fixés librement, mais aussi de démarchage et de communication. Il faut gagner sa clientèle et la fidéliser pour s’assurer un chiffre d’affaires.

Voici une petite liste non exhaustive de solutions qui fonctionnent :

  • Être présent en ligne : vous pouvez créer un profil professionnel sur un ou plusieurs réseaux sociaux parmi les plus populaires du moment (Facebook, Instagram, LinkedIn, etc.) et poster du contenu original pour faire connaître votre nouvelle entreprise. La création d’un site vitrine simple, mais attrayant est aussi une bonne idée pour mettre en lumière votre métier peu ou mal connu en illustrant vos propos avec des photos ou vidéos, renseigner vos tarifs et votre spécialité et, surtout, ne pas oublier les commentaires et retours clients positifs ;
  • Miser sur la communication locale : quel que soit le secteur dans lequel vous exercer, la communication hors ligne est toujours appréciée. Poser des petites affiches dans des endroits et commerces stratégiques, distribuer des flyers, publier une petite annonce sur un journal local ou régional. De plus, le bouche-à-oreille positif est souvent très efficace ;
  • Se démarquer des concurrents : avoir des atouts, qualifications ou spécialités particulières peut être un grand avantage pour se démarquer de la concurrence. Vous pouvez par exemple vous former à la manipulation d’engins nécessitant une habilitation spécifique, à la pose ou dépose d’équipements électriques ou sanitaires ou encore à la réalisation d’ornements et d’effets décoratifs ;
  • Se faire une réputation dans le monde de la construction : nombreuses sont les entreprises du bâtiment qui cherchent à sous-traiter, surtout lorsqu’il s’agit d’une profession rare comme celle de plâtrier. Cela vous donnera l’occasion de montrer vos habiletés et votre savoir-faire pour que le bouche-à-oreille fonctionne et que vous vous fassiez connaître. Attention en revanche à bien signer des contrats lorsque que vous pratiquez la sous-traitance et faire en sorte que cela ne soit qu’une pratique occasionnelle.

La fiche métier du plâtrier

Comme mentionné précédemment, le plâtrier est un professionnel chargé de la préparation des murs et des plafonds. Il intervient donc généralement après le gros œuvre, une fois que la maçonnerie et la menuiserie sont terminées.

Nous avons abordé des sujets comme les prérequis et l’inscription, il est désormais temps de voir les caractéristiques de ce métier très technique en pleine expansion.

Les missions

Le plâtrier auto entrepreneur intervient sur un chantier juste avant le peintre, il doit réaliser des missions telles que :

  • l’habillage des surfaces (enduit) pour que les murs, sols ou plafonds soient parfaitement lisses dans le but de faciliter ensuite l’intervention du peintre ;
  • la réalisation ou la réhabilitation de murs ;
  • l’aménagement des cloisons ;
  • le doublage de murs, mais aussi de sols, plafonds ou faux plafonds pour augmenter l’épaisseur et améliorer l’isolation ;
  • la création de moulures ou de décoration sur les surfaces.

Lieu d'exercice

Le plâtrier auto entrepreneur peut intervenir sur toutes sortes de constructions : logements collectifs et individuels, immeubles ou bâtiments publics, bureaux d’entreprises, salles des spectacles, théâtres, etc. Il intervient après le gros œuvre avec le plombier et l’électricien.

Les qualités et les compétences requises

En plus des compétences et des connaissances techniques liées aux matériaux et aux normes en vigueur qu’il doit avoir, le plâtrier auto entrepreneur doit faire preuve :

  • de précision et de rigueur pour accomplir un travail minutieux dans un temps donné, souvent court, afin de tenir les délais de construction ;
  • d’un bon sens de la commutation et de l’écoute, car il est amené à travailler avec d’autres artisans du bâtiment ;
  • d’une bonne condition physique étant donné qu’il porte souvent du poids, qu’il travaille dans des positions peu confortables et qu’il passe ses journées dans un environnement bruyant et poussiéreux.

La formation pour devenir plâtrier

L’activité de plâtrier fait partie de la liste des professions réglementées. Cela signifie que pour lancer votre auto entreprise, vous devez obligatoirement attester d’une qualification professionnelle en justifiant soit d’un diplôme dans ce secteur, soit d’une expérience d’au moins 3 ans dans ce secteur (employé ou indépendant).

Parmi les diplômes les plus courants, on trouve :

  • le CAP plâtrier-plaquiste ;
  • le CAP staffeur ornemaniste ;
  • le Bac Pro Aménagement plâtrerie et plaques ;
  • le BP métiers du plâtre et de l’isolation.

Le salaire

Le plâtrier auto entrepreneur peut proposer des tarifs à l’heure ou au m². En moyenne, le coût horaire est de 20 € à 30 € et le tarif au mètre carré peut varier de 40 € à 90 €. Cela dépendra surtout de la nature des travaux, de son expérience et de sa notoriété. Il faudra souscrire à un compte bancaire pour votre auto entreprise avec une banque si votre CA atteint les 10k euros par an ou plus.

Les obligations concernant le métier de plâtrier

Sa profession étant très réglementée, le plâtrier est soumis à plusieurs conditions d’exercice :

Le document technique unifié (DTU)

C’est un document qui concerne tous les artisans du BTP, dont le plâtrier et qui rassemble les différentes clauses techniques et spéciales, mais aussi les règles de calculs que les professionnels doivent appliquer aux travaux de construction ou de rénovation. C’est pour le client une garantie de bonne réalisation de l’ouvrage.

La tarification, les devis et la facturation

En ce qui concerne la tarification, le plâtrier a l’obligation, comme tous les professionnels, de livrer à ses clients tous les détails : coût horaire, frais de déplacement, main-d’œuvre, etc.

Autres obligations, la conception de devis pour les prestations supérieurs à 150 € et la facture, quel que soit le montant de l’intervention.

La garantie ou responsabilité décennale

Il concerne tous les acteurs du bâtiment, y compris les auto entrepreneurs. C’est un contrat qui garantit la prise en charge des dommages pouvant compromettre l’ouvrage en cours sur une durée de 10 ans après la réception du chantier.

Les questions les plus fréquentes

Oui, il existe en effet des qualifications supplémentaires qui peuvent vous démarquer des concurrents. La formation de plâtrier staffeur par exemple est une des plus connues. Elle permet entre autres de réaliser et de poser du staff pour créer des ornements, moulures ou décorations sur des supports.

La responsabilité civile professionnelle est également une assurance obligatoire à laquelle doit souscrire le plâtrier auto entrepreneur. Elle prend en charge les dommages éventuels causés au client ou à son bien. En plus, il y a plusieurs assurances conseillées : la garantie pendant travaux ou la protection juridique.

Vous avez besoin d’une carte de commerçant ambulant dans le cas où vous exercez à l’extérieur de votre commune où est enregistrée votre auto entreprise. Vous devrez alors en faire la demande auprès de votre CFE compétent.