auto entrepreneur vente de marchandise

Comment devenir auto-entrepreneur en vente de marchandise ?

Quelles sont les démarches pour démarrer dans de bonnes conditions votre activité en tant qu'auto entrepreneur dans la vente de marchandise?

Le régime de l’auto-entreprise a connu un succès fulgurant en France chez les professionnels de tous les secteurs confondus. Ce phénomène peut s’expliquer par la facilité de ses démarches administratives ainsi que par les nombreuses facilités qu’il offre en matière de comptabilité ou de fiscalité, tout en protégeant les intérêts des auto-entrepreneurs.

On constate également que beaucoup de personnes sont attirées par l’exercice d’une activité commerciale, notamment l’achat et la revente de produits et de marchandises. Par conséquent, ces professionnels font souvent le choix de rentabiliser leur activité en adoptant le statut de l’auto-entreprise.

Alors, voyons plus en détail en quoi consiste cette activité, ainsi que les informations importantes à retenir par rapport à son exercice sous le statut d’auto entrepreneur. Nous verrons ensuite quelles sont les étapes à suivre pour se déclarer en tant qu’auto-entrepreneur en vente de marchandise.

Qu’est-ce que l’achat/revente de produits ?

 

L’achat/revente consiste à acheter des marchandises et des produits puis les revendre en l’état sans les avoir transformés, et ce, à un prix supérieur afin de réaliser une marge. De ce fait, un professionnel évoluant dans le secteur de l’achat-revente négocie l’achat d’une marchandise puis la revend par la suite à une clientèle qui peut être composée de professionnels ou bien de particuliers.

Cependant, afin d’être considéré comme étant un professionnel dans l’achat et revente de produits, il faudra effectuer cette activité de manière régulière et continue. A contrario, si cette activité est réalisée de manière occasionnelle, alors il n’est pas obligatoire légalement de déclarer les revenus engendrés par cette même activité.

Un professionnel de l’achat et revente possède deux options quant au lieu d’exercice de son activité. Il peut en effet faire le choix d’ouvrir un magasin physique ou de tout simplement d’ouvrir un site web dédié à son activité. Il faut cependant retenir que la première option, c’est-à-dire le magasin physique, nécessite bien plus d’investissement comme le loyer du local ou encore les dépenses énergétiques.

Le régime de l’auto-entreprise est le parfait allié des professionnels de l’achat et de la revente des produits, et ce, grâce aux nombreux avantages qu’il propose et en dépit de ses quelques inconvénients que nous allons détailler plus loin.

Les avantages du régime de l’auto-entreprise en achat et revente

Le statut d’auto-entrepreneur dans l’achat/revente de produits et de marchandise séduit de plus en plus en personnes grâce aux nombreux avantages qu’il propose, notamment les simplifications comptables et fiscales.

Une comptabilité simplifiée

Un auto-entrepreneur n’est en aucun cas obligé de tenir une comptabilité ou encore d’effectuer un bilan comme le feraient les professionnels qui exercent leur activité au sein d’une entreprise ou d’une société.

En effet, la seule obligation comptable qu’un auto-entrepreneur est tenu de respecter est celle de posséder un livre où il y détaille toutes les informations liées à ses recettes et à ses dépenses dans le cadre de son activité. Il faut également savoir qu’un auto-entrepreneur ayant une activité commerciale comme la vente des marchandises a l’obligation supplémentaire de faire une liste de tous ses achats effectués dans un registre récapitulatif dédié à cet effet.

Ainsi, un auto-entrepreneur peut s’occuper lui-même de sa comptabilité et n’est pas obligé de dépenser des frais supplémentaires pour engager un comptable.

Un régime fiscal simplifié

Le régime fiscal de l’auto-entrepreneur en achat/revente détermine le taux qui lui sera prélevé à partir de ses revenus. Il faut également savoir qu’il a le choix entre deux options fiscales : le régime général d’imposition ou le prélèvement forfaitaire libératoire s’il y est éligible.

Si l’auto-entrepreneur en achat et revente dépend du régime général d’imposition, alors il est soumis à l’impôt sur le revenu et un taux d’abattement forfaitaire de 71 % est appliqué à son chiffre d’affaires afin de calculer son bénéfice imposable.

Par contre, si l’auto-entrepreneur est soumis au prélèvement forfaitaire libératoire alors il devra payer en un seul versement son impôt sur le revenu ainsi que ses charges sociales. Pour cela, un taux de 1 % est appliqué et prélevé sur son chiffre d’affaires, et ce, de manière mensuelle ou trimestrielle selon la périodicité qu’il aura choisie. Cette option permet ainsi à l’auto-entrepreneur de réduire ses charges fiscales.

Le bénéfice de l’ACRE

Un auto-entrepreneur souhaitant se lancer dans l’achat et la revente de marchandise peut trouver quelques difficultés financières lors du lancement de son activité. Afin d’aider au mieux les jeunes entrepreneurs, l’État français a mis à leur disposition des aides à la création d’entreprise également appelées ACRE. L’ACRE permet aux auto-entrepreneur de bénéficier lors de leur première année d’activité, d’une exonération de 50 % sur leurs charges sociales.

La protection sociale

Comme tout auto-entrepreneur, l’auto-entrepreneur en achat et revente de marchandises bénéficie, dans le cas du régime de la micro-entreprise, d’une protection sociale visant à le protéger et à protéger ses intérêts. Cette protection est prise en charge par la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) à laquelle l’auto-entrepreneur en achat et revente est affilié.

Il existe en effet, des organismes de protection des auto-entrepreneurs faisant partie du régime général de la couverture sociale qui se décompose lui-même en trois branches :

  • Les Caisses primaires d’Assurance Maladie (CPAM) ;
  • Les Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) ;
  • L’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF).

Les inconvénients du régime de l’auto-entreprise en achat et revente :

Un professionnel en achat/revente exerçant sous le régime de l’auto-entreprise peut également être confronté à certaines difficultés. En effet, ce régime possède également quelques inconvénients liés notamment au chiffre d’affaires ou à la TVA.

Un plafond fixé sur le chiffre d’affaires réalisé

Le seuil maximal du chiffre d’affaires hors taxe qu’un auto-entrepreneur en achat/revente de marchandises peut réaliser est fixé à 176 200 euros. De plus, le dépassement de ce plafond pendant 2 années civiles consécutives va automatiquement entraîner la sortie du professionnel du régime de l’auto-entreprise et le basculera vers celui de l’entreprise individuelle.

L’impossibilité de déduire ses charges

Comme vous le savez, un auto-entrepreneur en achat et revente de marchandises doit supporter beaucoup de frais et de charges pour le lancement et le bon déroulement de son activité. En effet, s’il possède un magasin physique alors il devra payer le loyer du local, les frais d’électricité, les frais liés à l’expédition de sa marchandise, etc. Toutes ces dépenses ne peuvent cependant pas être déduites du chiffre d’affaires réalisé par l’auto-entrepreneur, ce qui représente pour lui une perte d’argent.

En effet, les cotisations qu’il doit sont calculées à partir de son chiffre d’affaires et non à partir de son bénéfice. Ainsi, si un auto-entrepreneur réalise 1000 euros de chiffre d’affaires, mais que les charges supportées s’élèvent à 600 euros alors ses cotisations devront tout de même être réglées sur la base de 1000 et non de 400 euros.

La TVA non facturable

En tant qu’auto-entrepreneur, la TVA sur les marchandises achetées et revendues ne peut ni être récoltée ni être déduite.

Quelles sont les étapes de création d’une auto-entreprise en achat et revente de marchandises ?

La création d’une auto-entreprise se fait grâce à des démarches administratives relativement simples et à la portée de tout le monde. En outre, la création d’une auto-entreprise en achat et revente de marchandises se fait de la même manière que pour n’importe quelle auto-entreprise.

Étape 1 : déclarer son début d’activité

La toute première étape obligatoire lors de la création d’une auto-entreprise en achat et revente est de déclarer son début d’activité auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) dédié aux activités commerciales (Chambre de Commerce et de l’Industrie) afin d’être inscrit au Registre national des entreprises (RNE).

La déclaration du début d’activité se fait simplement en remplissant le formulaire P0 CMB comportant plusieurs rubriques (informations civiles, activité exercée, lieu d’exercice, etc.) et qu’il est possible de trouver gratuitement en ligne. L’intéressé devra ensuite envoyer son formulaire rempli et accompagné par les autres justificatifs demandés (pièce d’identité, attestation sur l’honneur de non-condamnation, etc.) au CFE compétent.

Notez également qu’il sera demandé au futur auto-entrepreneur, au moment de son inscription, de choisir une option concernant son régime d’imposition sur le revenu. En effet, il peut soit opter pour le régime général ou pour le versement fiscal libératoire.

Étape 2 : immatriculer son auto-entreprise

Les auto-entrepreneurs qui exercent une activité commerciale sont tenus d’immatriculer leur micro-entreprise auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

Pour cela, il devra fournir à la Chambre de Commerce et de l’Industrie une déclaration sur l’honneur de non-condamnation qui garantit qu’il n’a été le sujet d’aucune condamnation ou sanction civile ou administrative, ainsi qu’un justificatif de domicile.

Cette immatriculation va permettre à l’auto-entrepreneur en achat et revente de marchandises de profiter pleinement de ses droits et des nombreux avantages qu’offre le régime de la micro entreprise.

Il faut également noter que cette démarche est complètement gratuite, mais l’auto-entrepreneur sera cependant redevable d’une taxe sur les frais de chambre consulaire.

Étapes 3 : la réception des documents administratifs de l’auto-entreprise

Suite à son inscription et à son immatriculation, l’auto-entrepreneur en achat et revente de marchandises recevra, de la part de l’administration, les documents suivants :

  • Le numéro SIRET ainsi que le code APE de l’auto-entreprise contenu dans le certificat d’inscription au Répertoire des Entreprises et des Établissements et qui est délivré par l’INSEE dans un délai allant de 1 à 4 semaines ;
  • Une notification d’affiliation au régime de l’auto-entreprise de la Chambre de Commerce et de l’Industrie ;
  • Un extrait K pour les commerçants qui a pour objectif d’attester de l’existence juridique de l’auto-entreprise ;
  • Une notification d’affiliation à la Sécurité Sociale des Indépendants dans un délai de 4 à 6 semaines. Après la réception de cette notification, l’auto-entrepreneur peut désormais déclarer son chiffre d’affaires en ligne ;
  • La conservation de l’ensemble de ces documents est très importante, car ils attestent et prouvent l’existence de l’auto-entreprise.

Étape 4 : demander des aides « ACRE »

L’état français met à disposition des jeunes auto-entrepreneurs des aides financières grâce au dispositif d’Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise « ACRE ». Si un auto-entrepreneur en achat et revente de marchandises souhaite en bénéficier, alors il doit remplir le formulaire dédié à cet effet « Demande de l’aide à la création et la reprise d’une entreprise (ACRE) » et faire sa demande dans un délai qui ne dépasse pas 45 jours après avoir déposé son dossier de création de son auto-entreprise. Cependant, il faut noter qu’il est obligatoire de remplir certaines conditions afin de bénéficier de l’ACRE.

Quelles sont les obligations d’un auto-entrepreneur en achat/revente ?

Travailler dans l’achat et la revente sous le régime de l’auto-entreprise exige de se tenir à certaines obligations. L’auto-entrepreneur a notamment l’obligation de déclarer son activité en ligne en remplissant le formulaire correspondant, de s’immatriculer, de déclarer son chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle même dans le cas où celui-ci est nul, de payer ses cotisations sociales, de tenir un livre de recettes, de tenir un registre des achats et d’ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité si celle-ci lui rapporte plus de 10 000 euros de chiffre d’affaires.

Les questions les plus fréquentes

Ce statut permet de bénéficier des nombreux avantages du régime de la micro-entreprise. Cependant, le chiffre d’affaires plafonné par ce statut pourra le contraindre à devoir évoluer vers d’autres statuts plus adaptés à une activité commerciale d’envergure.

Le montant des charges sociales que doit payer un auto-entrepreneur en achat et revente de marchandises s’élève à 12,8 % de son chiffre d’affaires. Cependant, si le chiffre d’affaires réalisé est nul, alors l’auto-entrepreneur ne doit rien payer.

Le chiffre d’affaires annuel concernant les activités commerciales comme l’achat et la revente de marchandise est plafonné à 176 200 euros hors taxe en 2021.