brocanteur auto entreprise

Le guide pour devenir brocanteur auto entrepreneur

Consultez toutes les informations pour devenir brocanteur en micro entreprise et collectionner de précieux objets.

Vous adorez dénicher les objets rares et les partager au grand nombre ? Vous aimez chercher et fouiller, à la recherche d’objets de valeur ? Les dépôt-vente, antiquités, brocantes, expositions et foires sont à votre merci ? Alors, devenir brocanteur est votre chemin professionnel. En effet, toutes les occasions sont bonnes pour le brocanteur de dénicher l’objet rare et le revendre par la suite. Vous êtes passionné par l’art, le beau et l’utile, vous recherchez la bonne affaire, car, en plus d’être une personne passionnée, vous serez aussi commerçant dans votre travail. Ce métier se faisant de plus en plus rare, il ne vous sera pas difficile de prendre votre place. Vous trouverez ici toutes les informations à connaître afin de vous lancer au mieux dans cette activité et d’en connaître les moindres recoins : le métier, les formations, les salaires, votre inscription à l’Urssaf, votre statut d’auto-entrepreneur et ses démarches administratives, vous saurez tout.

Le métier de brocanteur en auto-entreprise

Avant de vous lancer dans cette aventure, voici les informations nécessaires sur les activités du métier de brocanteur :

  • Le brocanteur vend principalement en brocantes, vide-greniers et marchés aux puces
  • Celui-ci revend généralement tout type d'objet
  • Il cherche des objets anciens dans divers lieux tels que les vide-greniers, salles de vente ou bien les achète auprès de clients le démarchant
  • Il lui est possible de restaurer et nettoyer certains objets afin de les remettre en état pour la revente
  • Il lui est possible de faire appel à un artisan d’art pour déléguer la restauration d'un bien demandant des interventions complexes
  • Il est en capacité de dater, d'estimer la valeur et d'authentifier les objets qui lui sont confiés
  • Il expose ses « trouvailles » dans sa boutique ou de façon ambulante sur les marchés ou brocantes afin de les vendre ensuite aux clients

Ses activités complémentaires

En effet, être à son compte demande bien plus que de pratiquer seulement son métier. D’autres responsabilités vous reviennent alors :

  • Assurer la gestion administrative de l'entreprise : cela signifie que vous devez gérer la gestion administrative et la comptabilité du commerce et tenir le livre de police, dont nous allons vous parler.
  • Assurer la promotion du commerce : c’est-à-dire assurer le développement de son site internet et la mise en ligne des objets grâce à des photos et descriptions de ceux-ci afin de les mettre en avant et par conséquent réussir plus de ventes. De plus, il vous est conseillé de rédiger des catalogues avec l'ensemble des produits.

Son environnement et conditions de travail

Le brocanteur travaille souvent seul, en magasin, sur des stands extérieurs ou encore dans des manifestations commerciales. Il se déplace régulièrement dans les marchés aux puces, salons, salles de ventes, vide-greniers, pour dénicher et vendre des objets. De plus, il est souvent le premier sur place, souvent tôt le matin et travaille également le week-end afin d’être le plus à même de trouver les bonnes occasions.

Les qualités d’un brocanteur auto-entrepreneur

Vous souhaitez devenir brocanteur en auto-entreprise ? Voici la liste des qualités auxquelles vous devrez répondre pour réussir dans ce métier :

  • Connaissances historiques : en effet, afin d’estimer le prix à la juste valeur d’un objet et le revendre au meilleur prix, vous devez savoir identifier des objets anciens. Pour cela, il est donc recommandé d'être passionné par l'histoire de l'art afin de ne pas passer à côté de belles opportunités et d’arts précieux.
  • La curiosité : le brocanteur sera parfois amené à parcourir la France à la recherche de pièces d'exception. Son intuition, sa connaissance du marché et son sens de l'observation lui permettent ainsi de repérer les objets qu’il pourrait revendre à bon prix. Pour cela, une bonne curiosité s’impose.
  • Le sens commercial : pas de passion sans commerce ici ! En effet, le brocanteur professionnel est également un vendeur. Pour réussir, comptez alors sur un bon relationnel, mais aussi sur votre capacité à savoir négocier vos prix d'achat et de revente. Vous n’avez pas le choix si vous souhaitez que l’activité soit rentable.
  • Patience et persévérance : il sait prendre le temps pour atteindre ses objectifs. Doucement, mais sûrement.
  • Curieux et passionné, il a la fibre commerciale et s’avère un fin négociateur. Il est aussi un passionné, des arts, d’histoire, etc.

Quelle formation pour devenir brocanteur ?

Le métier de brocanteur ne demande pas de justifier d'un diplôme ou d'une expérience professionnelle pour créer votre auto-entreprise. Cependant, il peut être judicieux de suivre une formation spécifique afin de se former à l'histoire de l'art et aux techniques de vente. Voici alors plusieurs diplômes pouvant vous aider à parvenir avec plus de succès au titre de brocanteur :

  • CAP Employé de vente spécialisé
  • Bac Pro Vente - prospection clientèle et valorisation de l'offre commerciale
  • Bac Pro Commerce - animation et gestion de l'espace commercial
  • Licence Pro commerce spécialité antiquaire-brocanteur
  • Licence histoire de l'art et archéologie
  • un diplôme de commerce de l'art et d'antiquités en université ou en école privée

Évolution professionnelle possible

Beaucoup de brocanteur font le choix, après s’être constitué des fonds propres et un stock d'antiquités, de devenir antiquaire. Quelle est alors la différence entre ces deux métiers ? Contrairement au brocanteur, revendeur d’objets en l’état, l’antiquaire réalise des travaux de restauration et de remise en état. L’antiquaire est naturellement curieux : il fréquente les salles des ventes et se déplace parfois même chez les particuliers, dont le seul objectif est de trouver des perles rares qu’il va ensuite restaurer et vendre par la suite.

De par ses connaissances approfondies sur l’art et les antiquités, l’antiquaire sera aussi en mesure très rapide de déterminer l’authenticité d’un objet. Il peut ensuite facilement connaître sa valeur à l’achat et connaître la somme qu’il peut récupérer en revendant le meuble, le bibelot ou l’objet. Ses expertises sont alors plus poussées que celles du brocanteur.

Enfin, les brocanteurs et les antiquaires ne travaillent pas dans le même environnement. En effet, alors que le brocanteur vend au sein des brocantes, des marchés aux puces ou encore des vide-greniers, l’antiquaire, à l’inverse, possède le plus souvent sa propre boutique.

Devenir brocanteur et auto-entrepreneur : l’essentiel à savoir

Voici quelques informations nécessaires à connaître afin d’évaluer votre statut et de vous inscrire en tant que brocanteur en micro-entreprise:

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de commerce et d’industrie.
  • Votre plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser : 176 200 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 12,8 %.
  • Votre catégorie d'imposition : BIC, Bénéfices industriels et commerciaux.
  • Votre code APE : 79Z - Commerce de détail de biens d'occasion en magasin.
  • Votre rémunération : de 1 000 à 2 000 €/mois en moyenne.

Quelques règles pour les brocanteurs en auto-entreprise

Le métier de brocanteur en auto-entreprise est soumis à certaines règles qui lui sont spécifiques. En effet :

Le salaire estimé d’un brocanteur micro-entrepreneur

Le salaire d'un brocanteur peut varier entre 1300 et 2100 euros brut mensuel. Cela dépendra évidement de vos trouvailles et de la valeur que vous leur donnerez. En micro-entreprise, vous êtes livré à vous-même sur les tarifs à définir et votre salaire ne sera que le résultat de tout ce que vous aurez réussi à mettre en place dans votre activité. Alors à vous de jouer et devenez auto entrepreneur !

Les obligations de l’auto-entrepreneuriat

Parce que celui-ci dispose du statut d’auto-entrepreneur, le brocanteur doit également se plier aux règles qui encadrent ce régime. Plus précisément:

Nos conseils pour devenir brocanteur en auto-entreprise

En plus du respect de ces différentes obligations citées ci-dessus, le brocanteur auto-entrepreneur doit adopter certains rituels s’il souhaite accéder au succès de son entreprise. Voici alors quelques exemples d’actions à réaliser:

Brocanteur : un avenir sûr

Oui, la réussite vous attend. Non seulement parce que vous saurez être à la hauteur des attentes de vos clients, mais aussi parce que l’environnement est bon. Nous vous expliquons :

L’engouement des Français pour l’occasion ne se dément pas : en effet, les particuliers sont de plus en plus nombreux à collectionner des objets anciens, en quête de rareté, de distinction et de bonnes affaires. De plus, les émissions de télévision telles qu’un Trésor dans votre maison ou encore Pawn Stars ont augmenté le nombre de passionnés. Autres médias : Internet. En effet, celui-ci a révolutionné le marché en élargissant considérablement le marché et en transformant ainsi les particuliers en vendeurs : Ebay, Le Bon Coin, Vinted, etc. Sachez qu’environ deux tiers des internautes achètent des biens d’occasion sur le net. Il est vrai qu’Internet est désormais la première place de marché pour l’occasion, et ce devant les vides-greniers, boutiques et magasins spécialisés dans le dépôt-vente. Cependant, les vides-greniers sont toujours très populaires : en effet, on compte environ 60 000 vides-greniers chaque année en France, au sein desquels les amateurs côtoient les professionnels. De quoi dénicher et vendre de merveilleux produits de qualité.

  • Vous avez l'obligation de vous inscrire sur le registre des revendeurs d'objets mobiliers et de déclarer votre activité auprès de la préfecture dont vous dépendez. Pour en faire la demande ? Retrouvez le Cerfa n° 11733*01 sur internet et accompagnez-le d'un justificatif d'identité ainsi que d'une photocopie de l’extrait K de votre auto-entreprise.
  • Faites la déclaration de vos métaux précieux : en effet, si votre activité vous amène à détenir des objets en or, argent ou platine, vous êtes dans l'obligation d'en informer la Direction générale des douanes et droits indirects. Avec quels outils ? Établissez une déclaration accompagnée d'un extrait K ou bien d'une attestation d'enregistrement, le tout à la CCI, Chambre de commerce et d'industrie, ou encore à la CMA, Chambre de métiers et de l'artisanat.
  • La carte d’activité ambulante : que vous vendiez des objets sur les marchés, dans des brocantes ou encore sur la voie publique, vous êtes considéré comme commerçant ambulant. C’est pourquoi vous êtes dans l'obligation de faire la demande et d'obtenir une carte de commerçant ambulant auprès de la CCI ou de la CMA. Rassurez-vous, cette carte a un faible coût, soit seulement 30 € et sa validité est de 4 ans.
  • Le registre d'objets mobiliers : le brocanteur micro-entrepreneur est dans l’obligation de tenir à jour un registre d'objets mobiliers appelé ROM. Celui-ci intègre une description des objets achetés ou détenus en vue de les revendre. Permettant d'identifier les objets en question et leur vendeur.

Ce registre peut être tenu au format papier ou électronique, doit respecter un certain nombre de règles et se conserver au moins 5 ans. Voici les règles en question :

  • Premièrement, le livre de police : si vous détenez des objets en or, argent ou platine, vous avez l'obligation de tenir ce livre, véritable registre qui recense vos achats, ventes, réceptions et livraisons. Les informations du livre de police peuvent toutefois être indiquées, à la place, dans le ROM, cité ci-dessus.
  • Deuxièmement, la communication des prix : le brocanteur en auto-entreprise a pour obligation d'afficher les prix des livres d'occasion et œuvres d'art originales qu'il revend.

L’inscription en ligne : en effet, avant de débuter votre activité, vous avez l’obligation de créer votre auto-entreprise par voie électronique. Pour cela, vous pouvez notamment utiliser le site internet « Guichet Entreprises » ou encore le site internet de l’Urssaf auto-entrepreneur.

  • L’immatriculation au RCS, Répertoire du Commerce et des Sociétés : devenue obligatoire depuis 2014, vous devez, suite à la création de votre activité, vous enregistrer au RCS dans les quinze jours après votre début d’activité.
  • Le respect des plafonds : en effet, quelle que soit la nature de votre activité, votre chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 176 200 euros à l’année.
  • Déclaration de vos revenus : les sommes que vous déclarez doivent correspondre aux recettes que vous avez encaissées. C’est-à-dire que vous déclarez votre chiffre d’affaires, non votre bénéfice. En effet, le statut d’auto-entrepreneur ne permet pas de déduire ses frais. Cette déclaration sera mensuelle ou trimestrielle, selon le choix que vous aurez fait lors de votre inscription à l’Urssaf.
  • Le paiement de vos cotisations : vos charges sociales correspondent à 12,8 % de votre chiffre d’affaires.
  • Votre compte bancaire : si votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années de suite, vous êtes dans l'obligation d’ouvrir un compte bancaire spécialement dédié à votre activité.
  • Choisissez bien votre lieu d'exercice : que vous fassiez le choix de vendre de façon ambulante, à votre domicile ou encore dans un local commercial
  • Testez le dépôt-vente : Cela permet d'essayer de vendre un objet sans avoir besoin de l'acheter au préalable
  • Devenez membre d'une association ou d’une fédération de brocanteurs : cela vous permettra de faire valoir votre expertise et votre professionnalisme
  • Développer votre réseau professionnel et informez-vous alors des éventuelles opportunités