herboriste auto entreprise

Comment devenir herboriste auto entrepreneur ?

Consultez dans notre article tous les éléments à savoir pour devenir herboriste en auto entreprise et être à votre compte.

Utiliser les bienfaits de la nature pour soulager les maux du quotidien est une des descriptions possibles du métier d’herboriste. Même si officiellement, le métier d’herboriste n’existe plus, il se rapproche beaucoup de celui de phytothérapeute, avec la même idée de soigner par les plantes. Pour les passionnés de nature et de botanique, ce métier présente de nombreux avantages et se pratique généralement en tant qu’indépendant.

Herboriste auto entrepreneur : les chiffres clés

  • Code APE/NAF : 01.28 Z — culture de plantes à épices, aromatiques, médicinales et pharmaceutiques.
  • Salaire moyen débutant : 1200 € brut mensuels

Comment s’inscrire pour débuter son activité auto entrepreneur en tant qu’herboriste ?

Prérequis

Le métier d’herboriste n’est plus reconnu en France depuis 1941 et le régime de Vichy. Il a été supprimé au profit des officines, des pharmacies. Cependant, des associations se sont mobilisées pour que cette profession soit de nouveau reconnue officiellement. Cette absence de statut juridique n’empêche en aucun cas la pratique du métier, présenté alors sous forme de conseillers en phytothérapie ou autre profession en relation avec le bien-être.

Pour être herboriste, il est important d’avoir une solide connaissance des plantes et de leurs vertus. Une fois les études effectuées dans ce domaine, il est possible de lancer son activité en indépendant.

D’un point de vue matériel, il est nécessaire d’avoir un espace à sa disposition ou pourront être entreposés les plantes et autres matériaux nécessaires à la préparation des produits. Historiquement, l’herboriste cultivait lui-même ses propres plantes puis les faisait sécher avant de les utiliser dans différentes potions. Actuellement, on peut acheter les plantes médicinales auprès de laboratoires extérieurs. Il n’est donc plus forcément nécessaire d’avoir quelques ares pour sa culture personnelle.

Dans le business plan qui devra être préparé par l’auto entrepreneur avant de lancer son activité, il faut étudier les conditions de vente des produits ou le prix des consultations. Un herboriste qui souhaite préparer et vendre des produits à base de plantes comme des tisanes devra voir comment il peut les commercialiser sur les marchés ou dans des magasins spécialisés nature et bien-être.

Enfin, la formation n’est pas gratuite puisqu’elle n’est pas proposée dans le domaine universitaire. Ce coût d’investissement doit être pris en compte dans le business plan.

S’inscrire sur Pole Auto Entrepreneur

Même si la pratique est encore forte, le métier d’herboriste n’a plus de reconnaissance légale. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas devenir auto entrepreneur et qu'il est impossible pour les personnes souhaitant exercer cette profession. Il est dans ce cas nécessaire de se déclarer comme une activité bien-être. Le conseiller en phytothérapie est certainement le métier qui se rapproche le plus de celui d’herboriste (contrairement à phytothérapeute qui exige d’avoir effectué des études de médecine en plus de la formation en phytothérapie). Avec le portail Pole Auto Entrepreneur, l’herboriste pourra formaliser son inscription en tant qu’auto entrepreneur. Il disposera aussi de multiples ressources pour pouvoir ensuite gérer sa micro entreprise au quotidien.

Obtenir son SIRET

Avec Pôle Auto Entrepreneur, l’obtention du SIRET est facilitée. Une fois la déclaration de la micro entreprise enregistrée, celle-ci se voit attribuer quelques jours après un numéro de SIRET. Avec ce numéro, le conseiller bien-être pourra émettre des factures, effectuer le suivi comptable de sa structure grâce à un logiciel et gérer la partie administrative de sa société. C’est un élément indispensable pour pouvoir exercer son activité et se faire rémunérer en restant dans la légalité en souscrivant à une banque.

Trouver ses premiers clients

Pour trouver ses premiers clients, plusieurs possibilités s’offrent à l’herboriste. Il peut commercialiser certaines préparations de type tisanes et vendre ses produits dans des boutiques de bien-être, des magasins bio ou bien sur les marchés. Il se fera ainsi connaître auprès d’un public local. Il peut également ouvrir son officine où viendront le consulter les personnes souhaitant guérir leurs maux à l’aide de remèdes naturels issus des plantes. Le bouche-à-oreille est un élément essentiel pour pouvoir augmenter rapidement sa clientèle de proximité. Il est important de présenter son activité et les vertus associées aux plantes. En effet, les métiers de santé alternatifs à la médecine traditionnelle doivent être bien expliqués. C’est un savoir ancestral qui a fait ses preuves au cours des siècles, mais qui s’est vu éclipsé par la médecine moderne. Sans être en concurrence directe, les herboristes peuvent aussi résorber certains maux par leurs connaissances des plantes médicinales.

Pour un herboriste, il peut être intéressant d’entrer en contact ou de cultiver son réseau avec des professionnels de la médecine traditionnelle, mais ouverts à la pratique de la santé par les plantes. Ces médecins pourront alors le recommander pour compléter un traitement prescrit ou soulager des troubles bénins grâce aux principes curatifs des plantes.

La fiche métier de l’herboriste

Les missions de l’herboriste.

L’herboriste est un professionnel qui exerce dans le domaine du bien-être. Il doit pouvoir apporter des propositions naturelles aux inconforts présentés par les personnes qui consultent son officine. Le produit est adapté en fonction des besoins. Le soigneur doit avoir une bonne connaissance des plantes et de leurs dosages afin de pouvoir faire ses préparations en toute sécurité pour le patient.

L’herboriste va travailler avec les plantes reconnues officiellement comme médicinales et va les utiliser. En théorie, il n’a pas le droit de mélanger les plantes, mais il peut en revanche les commercialiser. On ne parle pas de médicaments comme dans le cadre médical.

Les compléments alimentaires, tisanes et autres produits vendus par l’herboriste ne doivent pas indiquer de posologies ou de conseils d’usage comme c’est le cas pour des produits pharmaceutiques.

Du fait de ces restrictions, l’herboriste exerce généralement en complément d’une autre activité : phytothérapeute, naturopathe ou encore diététicien. Cette spécialité de la santé par les plantes est en effet tout à fait compatible avec d’autres facettes de la médecine douce, naturelle.

Le métier d’herboriste se concentre sur les propriétés de certains végétaux. Traditionnellement, il a donc à sa charge de les cultiver, de les cueillir. Puis il les prépare : séchage, macération ou encore décoction pour en retirer les principes actifs curatifs. Enfin, il a également pour mission la commercialisation de ses produits.

En contact avec les clients, il peut les conseiller sur l’utilisation des plantes, en fonction des maux ressentis ou des problèmes rencontrés. Mais l’auto entrepreneur exerçant en tant qu’herboriste ne peut en aucun cas établir un diagnostic médical. Il peut par contre dresser un bilan de santé en s’appuyant sur ses autres connaissances en phytothérapie ou naturopathie s’il en possède.

Lieux d’exercice

L’herboriste peut travailler dans son officine. S’il a quelques ares pour cultiver ses plantes médicinales, il passe une partie de ses journées en extérieur, en contact direct avec la nature pour surveiller ses cultures et pratiquer les traitements appropriés.

Il peut aussi dispenser des formations ou stages, que ce soit dans son officine, auprès d’une association, sur un autre lieu d’enseignement ou bien encore en ligne.

Pour commercialiser ses produits, il peut éventuellement se déclarer marchand ambulant et avoir ainsi la possibilité de les vendre sur les marchés.

Les qualités et les compétences requises

Autrefois en perte de vitesse, le savoir-faire des herboristes est de nouveau recherché. C’est une alternative pour soulager certains maux du quotidien qui s’appuie sur les bienfaits de la nature plutôt que sur des solutions médicamenteuses. L’auto entrepreneur doit bien sûr avoir de solides connaissances théoriques et pratiques des vertus des plantes médicinales. Il pourra acquérir ses savoirs lors de ses études et les compléter en suivant des stages ou en participant à des formations spécialisées. Tout au long de l’exercice de son métier, il pourra continuer à se former, et augmenter ses compétences en abordant des domaines liés au sien : aromathérapie, sophrologie, etc.

L’activité d’herboriste demande d’être qualifié en biologie, physiologie et anatomie. Concernant les plantes médicinales, l’herboriste s’appuie également sur la phytothérapie et l’aromathérapie. Enfin, il est important d’avoir aussi des notions en diététique et nutrition.

Les plantes sélectionnées peuvent être dangereuses si elles ne sont pas utilisées avec un dosage correct. Le conseiller doit être rigoureux pour éviter que les vertus curatives ne se transforment en intoxication. Les dosages et formules doivent donc être impérativement maîtrisés.

Face à ses clients, l’auto entrepreneur doit faire preuve d’écoute et d’empathie afin de cerner au mieux les maux indiqués. Il se doit d’avoir une approche assez holistique.

N’étant pas une profession médicale, l’herboriste devra véhiculer un sentiment de professionnalisme pour pouvoir attirer et fidéliser des clients. Une image de sérieux sera un véritable avantage pour gagner la confiance de ceux pouvant être de prime abord un peu sceptiques sur l’efficacité des solutions proposées. Attention à rester dans la légalité, l’herboriste ne peut pas donner un avis médical ou prescrire des plantes. Il est vraiment dans le conseil et la vente des produits demandés par le client.

À la tête de sa micro entreprise, l’herboriste doit avoir des connaissances et compétences en gestion. Une formation commerciale complémentaire peut être un véritable atout pour la commercialisation de ses produits au meilleur prix.

La formation pour devenir herboriste

Même si le métier d’herboriste n’est pas officiellement reconnu, il est possible de se diplômer auprès de différentes écoles privées proposant des formations. C’est le cas de l’École des Plantes de Paris, l’École lyonnaise des plantes médicinales ou encore l’École bretonne d’herboristerie (parmi d’autres).

Les études s’effectuent en général en 2 ans. Des formations en ligne sont aussi disponibles.

Herboristerie n’étant pas une matière du cursus universitaire classique, il n’existe pas de formations gratuites. Le coût varie entre 600 et 3000 €.

Une autre possibilité est de compléter ses études de médecine ou de pharmacie par une certification en herboristerie. Enfin, les études de phytothérapie ont de nombreux points communs et la profession de phytothérapeute est officiellement reconnue par l’État.

Le salaire en tant qu’herboriste

La rémunération d’un auto entrepreneur dans ce domaine varie fortement en fonction de la région, de l’expérience et de la notoriété.

Le salaire moyen est de l’ordre de 1200 à 2000 € brut, avec des prix des consultations allant de 50 à 100 €.

Une partie du chiffre d’affaires peut venir de la commercialisation des plantes médicinales, que ce soit dans des magasins bio, bien-être ou encore sur les marchés.

La rémunération étant assez faible, il est possible d’être herboriste auto entrepreneur en parallèle d’une activité salariée.

Les débouchés

L’herboriste peut organiser des stages ou proposer des formations pour les personnes intéressées par le sujet des plantes médicinales et leurs bienfaits.

La formation d’herboriste peut aussi venir compléter une autre profession du domaine de la médecine douce : diététicien, naturopathe, phytothérapeute, sophrologue, aromathérapeute.

Dans son officine, l’herboriste peut diversifier les produits commercialisés en vendant également des huiles essentielles ou des produits élaborés à base de ces huiles.

Les questions les plus fréquentes

L’herboriste extrait des 148 plantes médicinales reconnues en France les éléments pour obtenir des remèdes sains et naturels qu’il va ensuite vendre. Le phytothérapeute a une formation de médecin. Il va établir un bilan de santé et prescrire des plantes médicinales pour soigner les maux identifiés. Les personnes exerçant la phytothérapie sans formation médicale sont des conseillers en phytothérapie. Le naturopathe a aussi une formation médicale à la base. Il pratique un bilan de vitalité en fonction des indications données : alimentation, stress, sommeil, antécédents et va proposer des ajustements pour retrouver un niveau d’énergie optimisé. Pour cela, il peut aussi prescrire des plantes médicinales qui sont vendues par l’herboriste. Les trois métiers sont complémentaires et tous en lien avec l’usage des plantes médicinales et de leurs vertus pour retrouver un bien-être en cas d’inconfort de santé.

La profession a été supprimée en 1941, sous pression de l’industrie pharmaceutique, mais le savoir-faire n’a pas pour autant disparu. Actuellement, l’usage des plantes a de nouveau le vent en poupe et toutes les professions du domaine de la médecine douce connaissent une demande forte. Des associations d’herboristes se mobilisent pour que le métier soit de nouveau légal et que le diplôme soit reconnu.