écrivain auto entreprise

Les étapes pour devenir écrivain auto entrepreneur

Voici les démarches à suivre pour obtenir son statut d'écrivain en auto entreprise et lancer votre activité d'artiste auteur.

Tous les auteurs rêvent de pouvoir vivre de leurs écrits. Lors de leurs débuts, et dès qu’ils commencent à gagner de l’argent grâce à leurs travaux, ils doivent choisir comment déclarer leurs revenus. Il est tout à fait possible de lier activité artistique et micro-entreprise. Les écrivains ou écrivaines font partie de ces professions qui peuvent opter pour le statut d’auto entrepreneur. Il est cependant nécessaire de distinguer clairement les droits d’auteur des gains commerciaux afin de comprendre ce qui relève de la micro-entreprise ou du statut d’artiste-auteur. Ces deux statuts sont souvent complémentaires dans le domaine artistique.

Écrivain auto entrepreneur : les chiffres clés

  • Rémunération variable
  • Code APE 9003B auteur indépendant ou code APE 5811Z édition de livre

Comment s’inscrire pour débuter son activité auto entrepreneur en tant qu’écrivain ?

Prérequis

Il faut d’abord avoir en tête la spécificité des deux statuts : artiste-auteur ou auto entrepreneur afin de faire le meilleur choix possible ou bien de cumuler les deux.

Un artiste-auteur produit des œuvres originales, en indépendant, dans des domaines variés : danse, musique, littérature, cinéma, etc. Ce statut est différent de l’artiste-interprète ou bien encore de l’intermittent du spectacle. L’activité principale de l’artiste-auteur est la création et non l’exécution. Dans cette situation, l’écrivain est affilié à l'Urssaf en tant qu’artiste-auteur et à la sécurité sociale spécifique des artistes-auteurs. Les conditions fiscales et sociales de ce statut sont assez avantageuses. Cependant, elles ne couvrent pas l’ensemble des revenus pouvant être reçus par l’artiste, en l’occurrence ici l’écrivain. Dans ce cas, les gains indirects liés à son activité doivent être déclarés, par exemple en créant une micro-entreprise. C’est ce qui se passe pour de nombreux écrivains qui décident de s’auto-éditer et dont les bénéfices commerciaux ne rentrent pas dans le cadre des droits perçus en tant qu’artiste-auteur. On parle alors d’activités accessoires. Elles peuvent représenter une part non négligeable de la rémunération totale de l’artiste. Dans ces activités, on retrouve les salons ou colloques auxquels l’écrivain peut participer. Il peut s’agir aussi de séances de dédicace, de stages d’écritures proposés à divers publics. Ce sont toutes les sources de revenus qui sont annexes au travail principal de l’écrivain, mais qui font partie de ses gains.

S’inscrire sur Pole Auto Entrepreneur

Avant de lancer sa micro-entreprise, il est important pour l’écrivain de choisir entre activité libérale ou commerciale. Les deux sont envisageables. L’activité libérale repose plus sur la prestation de service et l’écriture et la diffusion d’œuvres littéraires. L’activité commerciale est davantage en lien avec l’édition et la vente de ses livres. Il faut étudier de près les deux options en fonction des activités de l’écrivain, du chiffre d’affaires limite et des plafonds et charges fiscales liées à chacune de ses activités, pour pouvoir faire le choix le plus pertinent possible.

Sur Pole Auto Entrepreneur, l’inscription est rapide et permet d’être guidé pour effectuer l’ensemble des formalités administratives.

La micro-entreprise étant cumulable avec le statut d’auteur-artiste, l’écrivain ne doit pas oublier dans ce cas de bien étudier les cumuls des plafonds. L’auto entrepreneur doit s’astreindre à une double comptabilité afin de ne pas rencontrer de problème dans la gestion de sa micro-entreprise.

Obtenir son SIRET

Une fois l’inscription effectuée sur Pole Auto Entrepreneur, le SIRET arrive dans un délai variant entre quelques jours et quelques semaines. La micro-entreprise est alors immatriculée et il est possible de facturer les différentes prestations en lien avec le métier d’écrivain. En plus du SIRET, il est important d’ouvrir un compte bancaire qui ne sera dédié qu’à la gestion de la micro-entreprise. Une assurance de responsabilité civile professionnelle est également fortement conseillée pour protéger l’auto entrepreneur lors de ses déplacements ou activités.

Trouver ses premiers clients

En tant qu’écrivain, plus que ses premiers clients, il sera important de trouver ses premiers lecteurs.

Aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de s’auto-éditer, c’est même devenu une pratique assez courante chez certains auteurs. L’auto-édition permet de rester indépendant et de ne pas avoir à signer de contrats contraignants avec une maison d’édition par exemple. C’est aussi un moyen direct de mettre le livre dans les mains des personnes intéressées.

Une autre possibilité est de vendre son livre sous forme d’e-book. Pour cela, il faut le proposer sur les plateformes de téléchargements de livres numériques.

En plus de la création de texte, l’écrivain ou l’écrivaine peut également participer à des événements tournant autour de l’écriture. Ces rencontres permettent à l’auteur de gagner en notoriété tout en diversifiant ses sources de revenus.

La fiche métier de l’écrivain

Les missions de l’écrivain

L’objectif de l’écrivain est de coucher par écrit des œuvres littéraires personnelles. Le style littéraire est varié : poésie, dramaturgie, scénarios de films, romans historiques, essais, etc. Les formes littéraires laissent une grande diversité à l’écrivain pour pouvoir s’exprimer. Chaque style ayant ses propres règles, l’auto entrepreneur doit être à l’aise avec ces conventions et respecter la construction littéraire propre à chaque style. Il peut être spécialisé dans un domaine : littérature pour enfants, romans policiers, ou au contraire vouloir changer régulièrement.

Pour éviter anachronismes et maladresses en termes de contenu, l’écriture demande un grand travail de recherche préparatoire en amont de la rédaction Par exemple, pour écrire une biographie, un essai historique ou un roman, la phase de recherche est bien sûr essentielle pour avoir un contenu exact et cohérent.

Une fois l’œuvre terminée, l’écrivain doit ensuite passer à la relecture et éventuellement à la réécriture de certains passages. C’est un procédé qui peut s’avérer long, en fonction de la longueur de l’œuvre créée. L’écrivain peut décider d’être auto-éditeur, c’est-à-dire qu’il assure lui-même la promotion de ses écrits. Dans ce cas, en plus de la partie écriture propre à l’écrivain, il se charge aussi des étapes suivantes :

  • relecture et mise en page
  • correction des épreuves
  • dépôt légal de l’ouvrage avec un ISBN pour l’identifier
  • impression
  • commercialisation et promotion de son livre

Il ne fait pas nécessairement ces étapes seules, mais c’est à lui d’engager les professionnels qui réaliseront telle ou telle partie du travail.

Pour assurer le succès de sa micro-entreprise et augmenter sa rémunération, l’écrivain doit trouver ses lecteurs. Une solution est d’aller directement sur place à travers des séances de dédicaces, des lectures, des salons du livre ou bien en réussissant à faire entrer son livre dans le catalogue des libraires.

Lorsqu’un écrivain travaille pour une maison d’édition, il peut recevoir des consignes éditoriales qu’il doit donc respecter (longueur, style général, etc.)

Lieux d’exercice

Le métier d’écrivain ou écrivaine peut s’exercer sans contrainte, ou il le souhaite. C’est une activité assez solitaire. Lorsque l’écrivain a déjà une certaine reconnaissance de son travail, il peut avoir un agent ou un éditeur avec qui il pourra travailler sur ses textes. Il peut aussi appartenir à un collectif d’artistes qui s’épaulent dans la phase de création. Mais l’écrivain nécessite surtout de temps seul pour pouvoir mettre en mots ses idées et les matérialiser.

Pour la partie promotion littéraire, l’écrivain aura besoin de se déplacer afin de pouvoir participer à des séances de dédicaces (souvent rémunérées), des conférences ou des colloques littéraires. L’écrivain peut aussi proposer des stages ou des formations d’écriture. Ces formations peuvent se faire en ligne ou bien lors d’ateliers au sein d’une association, d’un établissement scolaire ou universitaire, au sein d’une entreprise. Dans ce cas, l’écrivain doit se rendre sur place pour animer ses formations. En fonction de sa disponibilité et de la demande, ses déplacements seront plus ou moins loin et plus ou moins longs.

Les qualités et les compétences requises

L’écrivain doit avant tout être un artiste, un créatif qui propose ses idées originales à travers la rédaction. Un écrivain doit aussi pouvoir être autonome. Il s’agit d’un métier exercé de façon très individuelle. Il peut être en contact avec d’autres professionnels du monde de l’édition ou du domaine artistique, mais il doit pouvoir travailler seul pour rédiger et mûrir ses écrits.

Un écrivain qui se lance dans l’auto-édition doit également avoir de bonnes notions de gestion afin de pouvoir commercialiser son œuvre et en tirer les meilleurs revenus possibles. Il est souvent difficile pour les écrivains de vivre uniquement de la vente de leurs livres.

Dans ce cas, l’écrivain doit pouvoir se diversifier pour augmenter ses revenus.

L’aisance relationnelle est importante pour l’auto entrepreneur qui participe à des événements, à des lectures ou à des dédicaces. L’écrivain doit pouvoir promouvoir son ouvrage auprès du grand public et éventuellement des médias. S’il est à l’aise avec les réseaux sociaux, il peut également compléter sa publicité par des actions en ligne, et se créer ainsi une communauté de lecteurs.

La formation pour devenir écrivain

Il n’existe aucun diplôme officiel pour devenir écrivain. Cependant, certaines formations peuvent aider à acquérir le plus de compétences possible pour pouvoir ensuite être reconnus dans ce métier. Les études littéraires peuvent se choisir dès le lycée. Puis il est intéressant de faire une classe préparatoire littéraire (hypokhâgne, khâgne) ou bien de préparer une licence en lettres modernes, philosophie, langues, etc. Cette formation peut être complétée par un master en lettres, création littéraire ou encore en journalisme.

Mais ce parcours n’est pas indispensable et certains écrivains sont autodidactes. Ils peuvent même exercer cette activité d’écriture en parallèle d’une autre activité salariée, en lien ou non avec le domaine artistique.

Dans tous les cas, il est nécessaire d’avoir ce que l’on appelle une belle plume, un style agréable à lire et d’être à l’aise avec la langue choisie pour rédiger.

Le salaire en tant qu’écrivain

La rémunération en tant qu’écrivain est extrêmement variable. Il est rare qu’il puisse vivre dès le début de la vente de ses livres et des droits d’auteur associés.

En général, le métier d’écrivain est mené en parallèle d’une autre activité, salariée ou non.

De même, la diversification de ses activités est souvent nécessaire. En plus, de la rédaction, il est intéressant pour l’auto entrepreneur de participer à des événements littéraires afin de faire connaître son travail. En prenant part à des séances de dédicace, l’auteur entre en contact avec son public, ce qui lui donne ainsi plus de visibilité.

La partie formation peut également être importante : stages d’écriture, séminaires, etc. sont des activités qui peuvent être menées dans divers lieux et augmenteront les revenus de l’écrivain.

Les débouchés

Être écrivain ou écrivaine à temps plein en pouvant vivre seulement de cette activité est déjà en soi une belle réussite. Pour ceux dont ce n’est pas (encore) le cas, l’écriture peut se réaliser en parallèle d’une autre activité de plume. Les écrivains ont également souvent la casquette de journalistes, critiques littéraires par exemple. Ils peuvent aussi travailler dans le domaine du livre : bibliothécaire, libraire, éditeur. L’auto entrepreneur qui édite lui-même ses livres peut ensuite décider d’aider les autres écrivains à le faire en devenant éditeur ou proposant ses services d’aide à l’auto-édition.

Les questions les plus fréquentes

Le droit d’auteur est défini par le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI). Il protège à la fois le droit moral et le droit patrimonial de l’œuvre originale et de son auteur. En pratique, cela signifie qu’une œuvre ne peut être utilisée que si l’auteur en donne son accord. Et si son œuvre est utilisée, l’auteur reçoit une compensation financière pour cette utilisation. Pour cela, il faut bien sûr que l’œuvre soit déposée pour pouvoir être protégée.

Un écrivain peut tout à fait décider de publier lui-même son livre. On parle alors d’auto-édition. Si l’ouvrage reste dans le cadre privé (cercle familial et proche), il n’y a aucune démarche particulière à faire. Mais si l’auto entrepreneur souhaite que son livre soit vendu, il doit l’enregistrer auprès de l’AFNIL, l’agence francophone pour la numérotation internationale du livre. Le livre est alors identifié par un numéro ISBN : International Standard Book Number. Ce numéro est nécessaire pour le référencement aussi bien pour la commercialisation chez les libraires que sur les plateformes de vente en ligne ou bien encore dans les bibliothèques.

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