moniteur de ski auto entreprise

Le guide pour devenir moniteur de ski auto entrepreneur

Retrouvez toutes les démarches à effectuer pour ouvrir votre micro entreprise en tant que moniteur de ski et débuter votre nouvelle activité en moins de 48h.

Acteur de loisir, mais avant tout, éducateur sportif, le moniteur de ski est un acteur incontournable des vacances aux sports d’hiver, il accompagne les premières glisses des skieurs débutants que ce soit en ski alpin, ski de fond ou snowboard. En grand connaisseur de la montagne, il pourra encadrer des skieurs de tout niveau, en toute sécurité, et ce, grâce à une formation longue l’ayant préparé pour cela. Il évoluera sur des parcours balisés ou bien même en hors-piste.

Ce métier conviendra aux personnes passionnées par leur sport, mais aussi, à celles prenant plaisir dans le rapport aux autres et au sens pédagogique aigu.

La grande majorité des moniteurs de ski exerçant en statut indépendant, le régime de l’auto entrepreneur s’avère très pertinent compte tenu de sa simplicité et sa condition de limitation de chiffre d’affaires qui convient particulièrement bien à cette profession saisonnière.

Devenir moniteur de ski en auto entrepreneur : les renseignements clés

Le moniteur de ski en auto entrepreneur va dépendre de l’URSSAF pour les formalités d’inscription ou de modification de son entreprise. Le statut de l’auto entrepreneur l’obligera à limiter son chiffre d’affaires annuel sous 72 500 €, en contrepartie, il bénéficiera :

  • de modalités de tenue de comptabilité simplifiée axée sur le suivi de ses recettes vous évitant de recourir à un cabinet comptable
  • d’un calcul forfaitaire de ses charges sociales fixé à 22% de son chiffre d’affaires
  • d’un calcul d’impôt (versement libératoire sur option) pour 1,7% de son chiffre d’affaires de l’année
  • d’une exonération de TVA à condition de totaliser des recettes annuelles inférieures à 34 400 €

Le moniteur de ski sera repris sous le code d’activité APE 85.59B « autres enseignements ». Ce code n’a qu’une valeur statistique, mais doit toutefois être repris sur les bulletins de paie des entreprises employant des salariés.

Comment s’inscrire pour débuter en tant que moniteur de ski en auto entrepreneur ?

Les prérequis pour exercer

Le matériel qui vous sera nécessaire pour débuter votre activité de moniteur de ski en auto entrepreneur sera centré sur un bon équipement. Cela consistera principalement en plusieurs paires de ski de bonne qualité et adaptés à différentes pratiques, ainsi que des chaussures de ski et des combinaisons. Pour la sécurité, il conviendra, en cas de sorties en hors-piste, de s’équiper soi-même ainsi que les personnes encadrées, de balises de détection avalanche.

Afin de préparer au mieux sa future activité de moniteur de ski en auto entrepreneur, il sera prudent de construire au préalable un budget prévisionnel qui retracera les flux financiers estimés de son entreprise. Cela est d’autant plus vrai compte tenu de la saisonnalité que suppose ce métier et donc des recettes irrégulières tout au long de l’année.

Dans ce budget prévisionnel seront indiquées les recettes et dépenses prévues ainsi que les besoins financiers de démarrage ce qui mettra en évidence un besoin en fonds de roulement qui est la transcription financière de ce qu’aura besoin votre entreprise pour se lancer.

S’inscrire sur Pôle auto entrepreneur

Pour votre installation comme moniteur de ski, le site Pôle auto entrepreneur vous apportera une aide précieuse afin de compléter votre dossier de création d’entreprise et, notamment, de pouvoir y intégrer l’ensemble des pièces justificatives nécessaires.

Après l’enregistrement de votre entreprise, Pôle auto entrepreneur restera à vos côtés pour vous appuyer sur des besoins en termes de suivi de gestion ou pour d’éventuelles modifications juridiques de votre celle-ci pouvant aller jusqu’à sa radiation.

L’intérêt d’être conseillé par des professionnels sur les démarches juridiques de son entreprise en auto entrepreneur est réel et permet de s’éviter certaines erreurs aux conséquences coûteuses sur le long terme.

Obtenir son SIRET

La création de votre activité de moniteur de ski en auto entrepreneur se fera auprès du centre de formalités des entreprises (CFE) de l’URSSAF. C’est ce service qui, après avoir vérifié l’exactitude et la validité des éléments qui lui auront été transmis, vous attribuera votre numéro SIRET marquant l’existence juridique de votre entreprise.

Ce numéro vous parviendra toutefois après un délai moyen de trois semaines environ. Une fois en sa possession, vous serez contraint de le communiquer sur l’ensemble des documents émanant de votre entreprise dont, notamment, devis et factures.

À noter, cependant, que l’attente de la réception de votre numéro SIRET n’est pas bloquante pour la réalisation de premières démarches ou prestations au nom de votre entreprise.

Trouver ses premiers clients

Les moniteurs de ski en indépendant sont généralement affiliés à une école de ski qui leur permet de travailler avec leurs premiers clients. Ainsi avant de s’installer, le moniteur de ski se devra de prendre contact avec les écoles de différentes stations pour vérifier la possibilité d’y travailler. Dans le cadre de sa formation, le moniteur sera déjà en relation avec une ou plusieurs écoles auprès desquelles il pourra proposer plus facilement ses services en tant que permanent.

Plus rarement, le moniteur de ski sera en lien avec des lieux d’hébergement (gîtes, hôtels) ou d’autres structures touristiques privées pour proposer, par leur intermédiaire, ses services à leur clientèle.

La fiche métier de moniteur de ski

Les missions

Le moniteur de ski aura pour mission principale d’enseigner la pratique du ski à une ou plusieurs personnes. Il s’agira généralement de ski alpin, le moniteur pourra toutefois également être amené à former des élèves sur la pratique du ski de fond, du snowboard et plus rarement du télémark et de la raquette à neige.

Afin de réussir dans sa mission, le moniteur de ski doit être un fin pédagogue, il lui faudra également sensibiliser, les groupes qu’il aura à sa charge, du danger que représente la montagne, en leur prodiguant les consignes de sécurité indispensables à la pratique de ce sport d’hiver.

Le moniteur de ski en auto entrepreneur sera apprécié pour la technicité et la pertinence de ses conseils. Par ailleurs, face à une clientèle étrangère, nombreuse dans les stations de ski, sa bonne maîtrise de l’anglais ou de toute autre langue sera appréciable.

Lieu d’exercice

Le moniteur de ski exercera son activité en plein air. De ce fait, il sera soumis aux conditions météorologiques pour le bon déroulement de ses prestations. L’absence de neige le contraindra à limiter ses sorties sur certains secteurs de la station, la clientèle sera également plus rare pendant ces périodes. À l’inverse, une météo trop tempétueuse ou des chutes de neige trop abondantes rendent difficile, voire dangereuse, toute sortie. L’aléa climatique est donc un élément important du métier de moniteur de ski à prendre en compte avant de se lancer.

Le moniteur de ski aura à parfaitement maîtriser l’ensemble des parcours balisés de sa station ainsi que les passages en hors-piste, sur lesquels, il ne s’aventurera qu’après avoir pris l’ensemble des précautions qui s’imposent.

Les qualités et les compétences requises

Au-delà d’une très bonne technique de ski, le moniteur devra développer des qualités complémentaires afin de remplir au mieux sa mission. Il lui faudra avoir, tout d’abord, un très bon sens pédagogique, ce qui suppose patience et minutie, afin de former correctement ses élèves. Faire preuve d’un bon relationnel sera, de ce fait, un atout pour cela. Il aura également besoin de méthode et de rigueur dans l’organisation de ses cours, ainsi que pour la gestion courante de son activité d’auto entrepreneur. Par ailleurs, il lui faudra rester humble et prudent face au danger inhérent à son activité, la sécurité de ses élèves doit être, en effet, sa préoccupation première.

Enfin, face à l’aléa permanent que représentent les conditions météorologiques pour la bonne pratique de son métier, le moniteur de ski aura tout intérêt à faire preuve de polyvalence et d’une grande capacité d’adaptation.

La formation pour devenir moniteur de ski

Exercer le métier de moniteur de ski est conditionné à l’obtention du diplôme d’État de moniteur de ski alpin. Ce diplôme, qui se prépare sur une durée de quatre années minimum, nécessitera, pour tout candidat, d’y consacrer plusieurs saisons d’hiver pouvant aller jusqu’à six ou sept.

L’incorporation de la formation est conditionnée au passage du test technique d’accès qui mesurera, sur une descente en slalom, vos compétences techniques de skieur. Vous intégrerez ensuite le cycle préparatoire de la formation. Cette première phase est également sanctionnée d’une nouvelle épreuve technique.

Dès lors, vous vous ouvrirez les portes de deux nouveaux cycles de formation qui seront agrémentés de stages pratiques d’application en centres agréés. Ces périodes de stage, qui donneront l’occasion au candidat de mieux appréhender le métier, seront rémunérées.

Le coût total de la formation avoisine 5500 €. En plus des rétributions perçues lors de vos stages, qui permettent d’amortir son coût, des solutions de financement sont possibles auprès de l’ENSA (école nationale de ski et d’alpinisme).

Le salaire du moniteur de ski

Durant les mois de saison d’hiver, le moniteur de ski pourra escompter une rémunération nette allant de 10 000 à 15 000 € soit environ 2 500 € par mois. Cela correspond, pour le client, à un coût horaire de sa leçon avoisinant 40 €.

Les revenus du moniteur de ski peuvent toutefois être très variables d’une saison à l’autre compte tenu des conditions météorologiques.

Le moniteur de ski qui sera affilié à l’école de ski française (ESF) de sa station ne percevra pas directement d’argent de ses clients, mais sera rémunéré par l’intermédiaire de l’école qui lui ponctionnera, au passage, des frais de fonctionnement. Pour les moniteurs de ski les plus expérimentés, pouvant facturer directement leurs prestations, les revenus atteindront des montants plus élevés.

Les débouchés

Dans le cas d’une croissance de son activité, peu de débouchés s’offriront au moniteur de ski en auto entrepreneur. Il pourra éventuellement, après une bonne implantation sur le secteur et en nouant un fort relationnel avec les acteurs touristiques locaux, s’émanciper de l’école de ski et proposer ses prestations en direct à une clientèle au pouvoir d’achat plus élevé. Cela nécessite un savoir-faire et un savoir être supérieur à la moyenne.

Le moniteur de ski pourra également évoluer vers un poste de directeur d’école de ski ou, pour les meilleurs d’entre eux, devenir entraîneur sportif de haut niveau.

Les questions les plus fréquentes

L’activité de moniteur de ski étant concentrée sur les mois d'hiver, il est en effet courant, voire systématique, pour ces derniers d’exercer d’autres métiers en hors saison. Ces activités pourront être salariées ou être également pratiquées sous le statut d’indépendant. Ainsi, ils pourront, par exemple, exercer comme guide de haute montagne ou alors travailler dans l’accompagnement d’activités de loisirs. Ces autres professions nécessiteront l’obtention éventuelle de diplômes ou de formations complémentaires.

Compte tenu du danger qu’implique l’exercice de cette profession, il sera opportun de souscrire une ou plusieurs assurances afin de sécuriser au mieux sa pratique. Différentes assurances peuvent vous être proposées :

  • une assurance responsabilité civile qui couvrira les dommages causés à autrui et vous conférera une protection juridique
  • une assurance individuelle qui vous permet de prendre en charge les éventuels accidents que vous subirez
  • une assurance complémentaire santé qui minimisera les frais à engager pour vos soins médicaux
  • une assurance prévoyance qui vous indemnisera en cas d’accident grave (ou vos ayants droit en cas de décès) et complètera votre rétribution légale suite à une maladie

Le régime de l’auto entrepreneur entraîne un calcul forfaitaire de votre bénéfice. De ce fait, les charges que vous supportez réellement tout au long de votre activité ne peuvent être intégrées à la comptabilité de votre entreprise. Ceci implique qu’il vous faut contrôler que les dépenses professionnelles qu’occasionne l’exercice de votre métier restent dans la limite des 22% de votre chiffre d’affaires global. Dans le cas contraire, un changement de régime sera à envisager.

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